Lyon ferme ses portes aux camions Euro IV en 2020

La métropole lyonnaise a prévu parallèlement un budget d'un million d'euros, sur trois ans, pour aider les entreprises à acheter ou louer des véhicules "propres".

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À partir du 1er janvier 2020, les poids lourds Euro IV et utilitaires Euro III ne pourront plus circuler dans la métropole de Lyon. En 2021, ce sera au tour des camions Euro V et utilitaires Euro IV.

La métropole de Lyon a décidé lundi 28 janvier de mettre en place une zone à faibles émissions (ZFE) destinée à interdire les poids lourds et utilitaires les plus anciens à partir du 1er janvier 2020. Cette mesure a été votée à l’unanimité par les élus de la collectivité. À Lyon, le trafic routier représente plus de 60 % des émissions de dioxyde d'azote (NO2), dont le niveau actuel dépasse les limites européennes et près de 48 000 habitants (sur 1,4 million dans l'agglomération) y étaient surexposés en 2016, selon une étude. Les poids lourds et utilitaires légers transportant des marchandises pèsent la moitié de cette pollution routière, pour seulement un quart des kilomètres parcourus sur le territoire.

Les camions Euro V en 2021

À compter du 1er janvier 2020, les plus anciens de ces véhicules, porteurs de vignettes Crit'Air de niveau 4 et 5, ne pourront plus circuler ni stationner à l'intérieur d'un périmètre couvrant les villes de Lyon, Caluire-et-Cuire et Villeurbanne, ainsi que sur Bron et Vénissieux, à l'intérieur du périphérique. Cela correspond à interdire les VUL Euro II et III, ainsi que les poids lourds (et autobus et autocar) Euro III et Euro IV, sous peine d'amende : 68 € pour les utilitaires et 135 € pour les camions.

Au 1er janvier 2021, l'interdiction sera étendue aux vignettes de niveau 3, soit les VUL Euro IV équipés de moteurs Diesel (et Euro II et III essence) et les camions Euro V, pour exclure au total quelque 30 000 véhicules de la ZFE. Pour l’instant, les véhicules particuliers sont épargnés, ce qui évitera de soulever une nouvelle armée de Gilets jaunes.

Dérogations et aides

Le dispositif prévoit cependant des dérogations : permanentes pour les véhicules d'intérêt général (secours, sécurité) ou ceux des handicapés ; jusqu'en 2022 pour certaines professions (BTP, transport frigorifique, etc.), le temps qu'elles renouvellent leurs parcs ; ou temporaires (pour les chantiers ou tournages de film par exemple).

La métropole lyonnaise a prévu parallèlement un budget d'un million d'euros, sur trois ans, pour aider les entreprises – celles de moins de 250 employés et jusqu'à 50 millions d'euros de chiffre d'affaires – à acheter ou louer des véhicules "propres" : 10 000 € de subvention, par exemple, pour un poids lourd roulant au gaz naturel. Ces mesures visent à réduire de moitié, dès 2021, le nombre d'habitants surexposés au dioxyde d'azote qui a déjà baissé.

Un mouvement national

En octobre dernier, une quinzaine de métropoles françaises se sont engagées auprès du ministère des Transports à mettre en place ou à renforcer de telles zones d'ici 2020 comme la métropole d'Aix-Marseille Provence, celle de Toulouse ou Fort-de-France. À Grenoble, un dispositif similaire est en place depuis deux ans et doit être étendu prochainement aux voitures des particuliers. La métropole du Grand Paris a prévu une ZFE à partir de juillet prochain pour les véhicules Crit'Air de niveau 4, y compris ceux des ménages.

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