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Livraisons en centre-ville : le laboratoire à idées

Dossier | publié le : 06.07.2020 | Dernière Mise à jour : 10.07.2020

Coeur de Langogne

La ville de Langogne a créé l'une des deux premières sociétés coopératives d'intérêt collectif avec un capital de 35 000 €.

Crédit photo Flouret - stock.adobe.com

Des associations de commerçants, de manager de centres-villes expérimentent les boutiques électriques mutualisées pour les commerçants ainsi que la livraison par triporteur électrique. Mais ces mouvements pourraient trouver un formidable accélérateur avec les sociétés coopératives d’intérêt collectif (SCIC).

Pour nourrir leur réflexion en matière d’aménagement et de gestion de marchandises, les municipalités sont de plus en plus nombreuses à embaucher des managers de centre-ville. Il en résulte une forte effervescence d’initiatives et d’expérimentations en matière de revitalisation des centres-villes, dépeuplés de leurs commerces en raison des grandes surfaces ouvertes en périphérie des villes. Citons la ville de Sceaux (92), dont le maire avait cofondé en 2006 l’association Centre-ville en mouvement. Rassemblant 20 000 habitants, la commune, qui compte 250 commerçants parmi ses 650 acteurs économiques, a instauré en 2013 une plateforme en ligne pour accompagner les commerçants vers l’e-commerce grâce à des fonctions de click and collect ainsi qu’une zone piétonne.

Instaurer un cadre juridique favorable

Dans la foulée, depuis six mois, Sceaux expérimente la livraison en triporteur électrique. La métropole du Grand Paris en a financé l’achat (6 000 €). Quant à la ville, elle a recruté un entrepreneur qui développe son activité et facture sa prestation auprès des clients.

Également expérimentale, la démarche de la Confédération des commerçants de France (CDF) cherche à instaurer un cadre juridique favorable pour réunir tous les acteurs de la revitalisation des centres-villes. "Nous avons effectué un voyage d’étude au Québec en 2016 et avons découvert des sociétés de développement commercial, confie Francis Palombi, président de la Confédération des commerçants de France. De retour en France, nous avons élaboré avec la Confédération générale des Scop (CG Scop) le statut de société coopérative d’intérêt collectif (SCIC)."

Une bombe juridique

Une petite bombe juridique ! Puisque toutes les parties prenantes à l’aménagement et à la gestion des villes peuvent acheter des parts : la municipalité, bien sûr, mais aussi la chambre de commerce, les associations de commerçants, les transporteurs, les associations de riverains, voire de simples citoyens. Les deux villes pionnières de la SCIC sont Langogne (Lozère) et Carmaux (Tarn). Intérêt : "Le maire n’est plus seul à prendre des décisions car le conseil d’administration de la SCIC les mutualise", poursuit Francis Palombi. Parmi les décisions : rouvrir des boutiques, aménager des aires de livraison, financer des véhicules électriques. Une vingtaine de municipalités étudieraient la possibilité de monter leur cadre d’environnement décisionnel collectif.

> Lire l'intégralité du dossier Livraisons urbaines dans l'Officiel des transporteurs du 3 juillet 2020

Auteur

  • Erick Haehnsen

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