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Livraison urbaine de denrées périssables, un parcours semé d’embûches

Actu-Transport-Logistique.fr | Routier | publié le : 28.05.2019 | Dernière Mise à jour : 28.05.2019

De g à dte : Nicolas Olano, Gérald Cavalier et Victor Faramia invités le 15 mai au Salon Exclusif du Froid et de la Logistique Innovation (SELFI).

Crédit photo NBC

La livraison urbaine du dernier kilomètre s’apparente à une course d’obstacles à entendre les transporteurs, invités le 15 mai dernier à Marseille au salon SELFI (*) à s’exprimer sur leur plus-value auprès des chargeurs et collectivités. Entre multiplication des contraintes réglementaires et difficultés pour circuler et livrer la marchandise à bon port, les professionnels témoignent…

Le Salon Exclusif du Froid et de la Logistique Innovation (SELFI) s'est tenu le 15 mai dernier à Marseille.Les participants se  sont exprimés sur leur plus-value auprès des chargeurs et collectivités.

Dans un environnement de plus en plus contraint, livrer les hyper centres devient une gageure. "A Bruxelles, nous avons expliqué que nous devions poser des planches sur les pavés pour faire circuler des rolls de 350 kg qui, au final se renversent", explique Nicolas Olano, président du groupe Olano et coprsident de l'Union nationale du transport frigorifique (UNTF). Ce spécialiste de la logistique du frais, de la marée, des produits carnés et des surgelés (Picard) dresse un constat alarmant : "15 % de mes effectifs dédiés au dernier kilomètre sont en arrêt maladie".

Des coûts supplémentaires

Ce parcours du combattant pour livrer les échoppes des centres-villes est en prime assorti de coûts induits y compris pour les plus vertueux."Même si à l’achat d’un véhicule au gaz nous bénéficions du suramortissement de 40 %, nous devons faire face à des surcoûts d’exploitation compte tenu de l’éloignement et du faible nombre de stations au gaz. Nous devons rouler davantage pour faire un plein, ce qui impacte nos charges d’exploitation", témoigne Victor Faramia.

Pour le président de NJS Faramia, les transporteurs doivent jouer sur deux leviers pour améliorer la logistique du dernier kilomètre : "le taux de remplissage et le taux d’utilisation des véhicules"

Un manque de reconnaissance

Cette conférence destinée à mettre en lumière les atouts de denrées périssables s’est contentée au final de recueillir les doléances des transporteurs, les collectivités étant absentes du débat. "Nous souffrons d’un manque de reconnaissance. Les transporteurs que nous sommes assurent également des prestations de copacking, de crossdocking et de pilotage des flux. Notre challenge consiste à nous industrialiser pour être à la hauteur des attentes de nos clients. Le chauffeur est important puisqu’il est au contact du client », complète Nicolas Olano qui regrette la disparition progressive des entreprises de sa filière. 

Les questions d'harmonisation

Le volet social semble également faire partie des préoccupations des professionnels. "Aujourd’hui, les exigences sont croissantes du point de vue social, fiscal et environnemental, notamment pour les questions d’harmonisation européenne", pointe Gérald Cavalier, président de Cemafroid, partenaire du Programme Ecler (Economie Circulaire Logistique Ecologique et Responsable).

Gérald Cavalier a présenté les contours de ce programme d’économie d’énergie entré en mars dernier dans sa phase opérationnelle. "Nous avons reçu un accueil favorable de la profession", souligne-t-il tout en rappelant les bases de ce dispositif qui durera jusqu’à mi- 2021.

Un gros défi à relever

Ecler onsiste à former plus de 10 000 conducteurs livreurs aux bonnes pratiques en effectuant un marquage pour sensibiliser les acteurs sur les plus de 135 000 véhicules frigorifiques qui composent le parc français. "Huit pistes d’économies d’énergies ont été identifiées sur un camion. S’agissant de la partie frigorifique, nous avons un gros défi collectif à relever en matière d’émissions de gaz à effet de serre pour gagner en performance. La troisième génération de fluides frigorigènes sera interdite dans un an. Le programme sera assorti d’un volet digitalisation des véhicules destiné à recueillir toutes les informations et à croiser les données", précise Gérald Cavalier.

Le but de la manœuvre étant de parvenir à économiser 141 millions de litres de gasoil et 1,55 TWhc (TeraWatt heure cumulés) à échéance du 31 décembre 2020.

Auteur

  • Nathalie Bureau du Colombier

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