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Matières dangereuses

Lionel Joubert et Nathalie Schwartz, Dupessey&co : "Au cœur d’un site Seveso, le conducteur doit pouvoir réagir en autonomie"

Grang angle | publié le : 31.01.2022 | Dernière Mise à jour : 31.01.2022

Lionel Joubert, directeur de site, et Nathalie Schwartz, responsable QHSE, Dupessey&co.

Crédit photo DR

Lionel Joubert et Nathalie Schwartz sont respectivement directeur de site et responsable QHSE, Dupessey&Co sur le site de Hombourg classé Seveso seuil haut, pour les matières dangereuses qu'il reçoit et stocke et des risques liés. Qu'est-ce qu'un tel site concrètement, que comprend le classement et quelles sont les formations dont les collaborateurs bénéficient ? Réponses détaillées et en chiffres...

L’Officiel des transporteurs : Que recouvre le classement de votre site de Hombourg en Seveso seuil haut ?
Nathalie Schwartz : Sur ce site de 20 000 m2, nous recevons des produits inflammables, toxiques ou classés dangereux pour l’environnement, tels des herbicides, fongicides ou des peintures. Ces produits sont conditionnés sur palettes. Nos salariés ne les manipulent pas. Les risques liés aux manutentions sont les mêmes que sur un site logistique classique, avec des problématiques en cas d’épandage ou d’incendie qui générerait des fumées toxiques.
Lionel Joubert : Contre ce risque, nous avons mis en place 396 détecteurs d’incendie, un dispositif de 285 générateurs de mousse à haut foisonnement. Le contrôle d’accès s’effectue grâce à 22 lecteurs de badges, dès le portail du site, sous surveillance 24 heures sur 24 avec 89 caméras, une alarme anti-intrusion reliée à 100 % à des ouvertures. Par ailleurs, le bâtiment est sous rétention avec un dispositif qui retiendrait entièrement l’eau si, par exemple, les pompiers devaient intervenir.

L'OT : Dans ce contexte, qui sont les salariés formés ?
L. J. : L’aspect humain est essentiel sur un site Seveso. Nous sommes 94 personnes, avec 54 chauffeurs dont 78 % formés ADR. Côté route, le contenu de la formation d’un conducteur est important, car le conducteur est en autonomie pour réagir en cas de problème. Et des 40 personnes sur la plateforme, 98 % sont formées à la conduite des engins, SST, aux réglementations du transport matières dangereuses, à la connaissance de nos installations et des produits.

L'OT : Quelles sont les formations pour les personnels sur la plateforme ?
N. S. : En plus des formations classiques, les salariés sont formés aux situations d’le urgence. Nous organisons d’abord un plan d’opérations interne (POI), obligatoire, qui consigne toutes les mesures d’organisation en cas de sinistre sur notre site. Il repose sur le travail d’une cellule de crise de six personnes identifiées qui, en cas d’alerte, ont un rôle bien défini dans la gestion de crise : l’une s’occupe de la communication, une autre gère les personnes extérieures, une autre, l’évacuation du personnel. Globalement, chacun doit connaître les lieux et son propre rôle dans la gestion de crise. Pour s’entraîner à un type de situation, nous faisons un exercice par an sur le site.

> Lire la suite de l'interview dans l'Officiel des transporteurs 3094 du 14 janvier 2022 (réservé aux abonnés) dans le Grand Angle "Matières dangereuses : des formations au service de la réalité" 

Auteur

  • Propos recueillis par Florence Roux

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