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Les interdictions de transit autrichiennes coûtent cher aux transporteurs allemands

Actu-Transport-Logistique.fr | Routier | publié le : 31.01.2020 | Dernière Mise à jour : 31.01.2020

13 catégories de produits – notamment papier, carton, carburants liquides, ciment, calcaire, ordures ménagères, tuyaux de métal et céréales – ne peuvent plus transiter par camion, à moins que le véhicule soit électrique ou doté d’un moteur à hydrogène.

Crédit photo DR

Le durcissement de l’interdiction sectorielle de transit à travers l’Autriche pour les camions est lourd de conséquences pour les transporteurs allemands. 

Le Tyrol autrichien, gouverné par une coalition des conservateurs et des Verts, a renforcé au premier janvier son arsenal d’interdictions sectorielles au nom de l’environnement. Huit catégories de produits étaient concernées par cette interdiction partielle depuis l’été dernier. Cinq ont été ajoutés à la liste, et la définition des véhicules concernés a été modifiée. Désormais, 13 catégories de produits – notamment papier, carton, carburants liquides, ciment, calcaire, ordures ménagères, tuyaux de métal et céréales – ne peuvent plus transiter par camion, à moins que le véhicule ne soit électrique ou doté d’un moteur à hydrogène.  Les poids lourds traditionnels ne peuvent traverser la région que s’ils répondent aux plus récents modèles de la norme Euro 6 (immatriculés après le 31 août 2018). Tous les autres camions de plus de 7,5 tonnes doivent monter à bord de trains spéciaux.

Un problème de coûts et de temps

Les nouvelles règles concernent les usagers de l’autoroute A12, artère centrale du trafic marchandises entre le nord et le sud de l’Europe, qui relie l’Allemagne à l’Italie via l’Autriche et le col du Brenner. "Le durcissement de l’interdiction sectorielle de circuler a des conséquences importantes pour les entreprises allemandes des transports, souligne la fédération des transports et de la logistique BGL dans son dernier rapport. Les poids lourds de catégorie 6 sont désormais aussi partiellement concernés, ce qui oblige à recourir à l’autoroute ferroviaire à travers l’Autriche. C’est non seulement un problème de coûts – 30 % de plus – c’est aussi un problème de temps. L’opération allonge le trajet de quatre à cinq heures. Les clients ne sont pas prêts à prendre en charge ces frais supplémentaires."

Obliger au report vers le rail

La fédération dénonce aussi des conditions de transit "désagréables pour les conducteurs", du fait de la "saleté des trains" et du temps perdu. "Il est encore plus difficile pour les conducteurs de rentrer chez eux en fin de semaine", souligne la fédération.

Un nouveau durcissement de la législation est d’ores et déjà prévu pour le 1er janvier 2023. "Notre objectif, explique le chef du gouvernement régional, Günther Platter (membre du parti populaire Autrichien ÖVP), est l’instauration d’un péage entre Munich et Vérone, pour dissuader la circulation des poids lourds au profit du rail."

Auteur

  • Nathalie Versieux

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