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Interview

Laurent Farman, Bernard Trucks : "Nous sommes dans l’incertitude complète quant au marché que nous allons retrouver au moment de la reprise"

Actu-Transport-Logistique.fr | Routier | publié le : 29.04.2020 | Dernière Mise à jour : 30.04.2020

Laurent Farman, directeur général branche Trucks du groupe Bernard.

Crédit photo DR

Questions à Laurent Farman, directeur général de la branche Trucks du Groupe Bernard, deuxième distributeur de véhicules industriels en France. La branche Trucks du groupe Bernard affiche 260 Md€ de chiffre d’affaires et 600 collaborateurs. Elle propose la vente de véhicules neufs ou d’occasion, leur maintenance ainsi que  la location.

Actu-transport-logistique : En ces temps de crise sanitaire, comment s’est traduite la baisse du chiffre d’affaires qu’enregistre actuellement le transport routier sur vos diverses activités de réparation et de distribution de poids lourds ?
Laurent Farman 
: Nous enregistrons une baisse d’activité dans notre département après-vente. Nous avons atteint le point le plus bas fin mars, début avril. Quant à la partie commercialisation de véhicules, nous avons enregistré un arrêt brutal dès le début du confinement. La partie après-vente a diminué de 50 % mais actuellement nous constatons une remontée progressive et nous pensons que cette activité après-vente reprendra à 80 ​​​​​% début mai. En revanche, les affaires ont continué à se poursuivre normalement pendant la crise pour les véhicules frigo et de nettoyage ainsi que les bennes à ordures.

A.T.L. : Quelles mesures avez-vous adoptées pour soutenir vos clients transporteurs impactés par l’épidémie du coronavirus ?
L.F.
 : Nous avons procédé au report des échéances  de locations des véhicules à tous les transporteurs qui en ont fait la demande. Au final, nous avons enregistré 30 % de demande de reports d’échéances. Elles provenaient en majorité de grandes entreprises. Dans l’ensemble, nous constatons que les banques auxquelles nous sommes adossés restent au côté des entreprises pendant cette crise, même si celles qui avaient déjà une trésorerie tendue ont plus de mal à obtenir des prêts et des facilités.

A.T.L. : Comment envisagez-vous la reprise ?
L.F.
 : La reprise reste un point d’interrogation. Nous sommes dans l’incertitude complète s’agissant du marché ou du niveau d’activité que nous allons retrouver. Nous craignons notamment les défauts de paiement au moment du redémarrage car, à terme, les entreprises vont devoir payer tout ce qui a été reporté. Après avoir battu un record en 2019, si nous nous attendions à un recul du marché du poids lourds en 2020 de l’ordre de - 10 ​​​​​​​%, avec la crise sanitaire, la baisse devrait être au minimum de 30 ​​​​​​​%, voire 40 ​​​​​​​% si la reprise est lente. Cependant, notre activité location de véhicule et l’après-vente devrait fonctionner normalement début mai. En revanche, l’activité vente de véhicules restera affectée. Dans tous les cas nous aurons à remettre tous nos process à plat pour un redémarrage dynamique. Par ailleurs, nous souhaiterions que davantage de centres de contrôle de tachygraphes ouvrent leurs portes ainsi que les carrossiers, afin de nous permettre de procéder à une reprise de qualité.  

Auteur

  • Propos recueillis par Samorya Wilson

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