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Elections européennes en Italie : Assotir invite les transporteurs à voter

Actu-Transport-Logistique.fr | Routier | publié le : 24.05.2019 | Dernière Mise à jour : 24.05.2019

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A quelques jours à peine des élections européennes, Claudio Donati, n° 2 de l’association de transporteurs Assotir, lance un appel vibrant aux professionnels de la route en Italie pour les inciter à se rendre aux urnes.

Voter. Pour s’impliquer, changer les choses, améliorer les conditions de vie au sein large du terme et garantir l’avenir des transporteurs au sein d’une Europe plus unie. Et surtout, pour ne pas confier à d’autres le choix de notre avenir. A quelques jours à peine des élections européennes, Claudio Donati, numéro deux de l’association de transporteurs italienne Assotir, lance un appel vibrant.

Un éditorial à charge

Dans un éditorial publié sur le site de l’association, le secrétaire général de l’association, brosse un constat douloureux de la campagne électorale en Italie mais aussi, des résultats affichés par la Commission européenne sortante."En Italie, la campagne a eu une dimension nationale, on a même comparé cette élection à un référendum sur l’actionnaire principal du gouvernement (Matteo Salvini, grand manitou de la Ligue ndrl), et personne ne peut comprendre cette énième démonstration du byzantinisme italien, on vote pour une chose et dans ce cas précis le renouvellement du parlement mais on décide pour une autre, l’avenir du gouvernement italien", déplore Claudio Donati.

Et d’ajouter : "Ce vote est particulièrement important pour notre secteur, les transporteurs doivent être très attentifs au match qui va se jouer parce que nous pourrions avoir rapidement quelques surprises désagréables et dont nous n’avons pas besoin compte tenu de la situation actuelle notamment en ce qui concerne notamment l’augmentation constante de la concurrence déloyale qui pénalise le développement de nos activités". 

Deux électeurs sur trois indécis

Les derniers chiffres publiés il y a une dizaine de jours par les instituts de sondage ont évoqué un taux d’abstention proche des 42 %, Une enquête d’opinion effectuée par l’institut de recherches Demos, fait par ailleurs état d’un autre chiffre important : le 10 mai dernier, deux électeurs sur trois n’avaient pas encore choisi pour qui voter.

C’est peut-être ce double constat qui a suscité les inquiétudes de Claudio Donati et l’a poussé à s’adresser directement aux transporteurs -et en filigrane à tous les Italiens- en leur demandant de ne pas oublier de voter dimanche prochain. Mais il n’est pas le seul. Car à quelques jours des élections européennes, les appels au vote fusent de toutes parts. Et pas seulement du coté des partis politiques.

Une ambiance électorale

Le rituel matinal du café dans les bars est devenu un prétexte pour discuter de l’avenir de l’Europe comme les apéritifs entre amis dans les cafés trendy de la capitale. Dans les bureaux, des amitiés se défont au fil des conversations. Des drapeaux européens flottent aux fenêtres à coté du tricolore italien.

Et sur les réseaux sociaux, des vidéos tournent en boucle comme celui de la chanson "Ue !" de Lorenzo Baglioni. Une parodie de la chanson napolitaine carrément hilarante pour expliquer l’Union européenne et son importance pour la péninsule et ses habitants. Ou encore cette autre vidéo adressée aux électrices, monté comme un clip publicitaire, c'est-à-dire avec des images rapides mais un message éloquent : il faut voter. 

Une introspection politique

Pour la première fois, les Italiens semblent donc avoir pris conscience de l’importance extrême de cette consultation. Pour l’avenir de l’Europe et le leur mais surtout comme le souligne Claudio Donati, pour celui de leur gouvernement. Car tel Matteo Renzi, le président du conseil démocrate en poste en 2014, Matteo Salvini qui cumule les casquettes de patron de la Ligue, vice-président du Conseil et principal actionnaire politique du gouvernement, a décidé de transformer ce scrutin en un référendum sur son parti. Et sur lui-même.

Ce milanais haut en couleurs a d’ailleurs déjà partiellement remporté son pari. Car si l’ampleur du mouvement "des draps", transformés en banderoles militantes et exposés aux fenêtres et aux balcons des immeubles pour contester Matteo Salvini durant ses manifestations électorales est désormais un fait acquis, elle n’a rien à voir avec le nombre de supporteurs qui le soutiennent. 

Dimanche soir, lorsque les bureaux de vote seront fermés et que les résultats tomberont, il restera une chose importante : en ce joli moi de mai et contrairement aux prévisions, les Italiens ont redécouvert l’Europe et la politique. 

Auteur

  • Ariel F. Dumont à Rome

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