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La sécurité sans compromis

Dossier | publié le : 29.07.2020 | Dernière Mise à jour : 29.07.2020

Qui dit protection, dit compétition entre l’obus et la cuirasse car l’audace des malfaiteurs est parfois surprenante.

Crédit photo DR

Quand une semi-remorque volée est retrouvée, elle l’est généralement sans son chargement. Face aux vols et à l’audace des délinquants, le transporteur dispose de plusieurs moyens complémentaires pour limiter les risques. Plus que la récupération d’un semi-remorque volé, la dissuasion est primordiale. Le vol de fret représenterait un préjudice de 8,2 milliards d’euros par an en Europe, sans compter la perte de crédibilité vis-à-vis des clients. 75 % des vols de fret ont lieu sur des aires de stationnement non sécurisées.

Dans un monde idéal, il n’y aurait pas de voleur. À défaut, les semi-remorques pourraient systématiquement stationner dans des enceintes sécurisées. Et comme celles-ci sont encore trop rares, fréquemment saturées et parfois jugées trop chères, il faut protéger les semis face aux malandrins. Qui dit protection, dit compétition entre l’obus et la cuirasse car l’audace des malfaiteurs est parfois surprenante. Dans le plus pur style Belmondo, des "voltigeurs de l’autoroute" ont été arrêtés au cours de l’automne dernier après avoir dévalisé des camions en roulant. Leur méthode ? Un véhicule se collait à l’arrière d’une semi, un intrépide s’avançait jusqu’aux portes de la semi-remorque, puis les colis étaient transbordés, tout cela à 90 km/h et à l’insu du chauffeur.

Cette cascade que l’on imagine tirée d’un film fait maintenant partie de l’arsenal avéré des délinquants. Il n’en reste pas moins que l’essentiel des vols a évidemment lieu à l’arrêt. Et, dans ce domaine, c’est le site de stationnement qui détermine le risque. Ce dernier peut aussi prendre des formes variées et inattendues telles que l’annonce de la nature d’un chargement par un chauffeur sur les réseaux sociaux.

Le rôle de la télématique

Généralement dépourvu d’alimentation électrique, un semi-remorque est peu prédisposé à l’installation d’une télématique. Autre handicap, la " télématique tracteur" et la "télématique remorque" appartiennent à deux mondes qui communiquent insuffisamment ensemble. Des progrès notables sont toutefois à souligner. Désormais, plusieurs systèmes, dont ceux d’Astrata et d’Ekolis, sont en mesure de reconstituer automatiquement les ensembles "tracteur-semi". Il est ainsi possible de s’assurer qu’un semi qui roule le fait derrière le tracteur prévu pour cela. Rappelons l’effet défavorable à la sécurité du RGPD puisqu’il autorise à ne pas communiquer l’identité associée à la carte de conducteur insérée.

Dans le cas d’Astrata, le boîtier TruckLinc est destiné aux véhicules moteurs et reprend les informations techniques de la prise FMS tandis que le boîtier TrailerLinc des véhicules remorqués transmet les informations du boîtier EBS. Par comparaison des positions transmises, le système déduit la composition des ensembles routiers (appariement entre tracteur et semi-remorque). Cette extrapolation est réalisée sans communication directe entre les boîtiers TruckLinc et TrailerLinc. La transmission du VIN du véhicule remorqué au tracteur par l’EBS permettra au TruckLinc de récupérer directement l’identité de la remorque attelée.

Pas un outil de récupération du véhicule

Les boîtiers de télématique pour remorques sont généralement autonomes et capables d’envoyer la position du véhicule. Bien que discrets, ils sont évidemment recherchés par les voleurs afin d’être neutralisés. Dans ce cas, la recherche de la semi-remorque volée se fondera sur sa dernière position connue. Afin d’être efficace contre le vol, la télématique ne doit pas être perçue comme un moyen de récupération du véhicule après sa disparition, mais plutôt comme un dispositif d’alerte immédiate.

Il s’agit notamment de connaître instantanément les lieux d’ouverture des portes ou les lieux d’arrêt en estimant le degré de sécurité qu’ils offrent. Les fonctions de "corridoring" signalent un écart par rapport à un itinéraire prévu. Dans ce domaine, l’informatique du transport doit encore évoluer afin d’automatiser la détection des situations à risque.

Lire l'intégralité de l'article (accès réservé) dans L'Officiel des Transporteurs n°3017 du 17 avril 2020.

 

Auteur

  • Loïc Fieux.

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