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La Chine veut mettre ses camions à l’hydrogène

Actu-Transport-Logistique.fr | Routier | publié le : 12.07.2019 | Dernière Mise à jour : 12.07.2019

La start-up STNE (Shanghai Sinotran New Energy Automobile Operation), offre une plateforme logistique hydrogène destinée aux livraisons urbaines de marchandises.

Crédit photo STNE

La Chine va ériger la transition vers l’hydrogène en priorité nationale, afin de doter les flottes de camions et de bus interurbains de piles à combustibles. Ce virage vers une mobilité plus propre reste entaché par une production d’électricité encore très dépendante des énergies fossiles et notamment des centrales à charbon. 

Après avoir fait le pari du véhicule à batteries électriques, la Chine mise tout désormais sur les piles à combustibles. "Nous devons créer une société de l'hydrogène. Cela doit devenir une priorité nationale, et pour cela nous allons surmonter tous les obstacles qui nous empêchaient jusque-là de développer la pile à combustible. La Chine encourage l'adoption de véhicules à hydrogène dans certaines régions d'essai sélectionnées, tout comme elle met également en place un écosystème qui comprend la production d'hydrogène, le stockage, le transport et le ravitaillement", a déclaré le 9 juin Gang Wan, le vice-président du conseil national chinois pour l'élaboration des politiques.

Une orientation qui prend tout son sens si l’on garde à l’esprit que Wan Gang avait convaincu son gouvernement, il y a une vingtaine d'années, de prendre le virage du véhicule électrique à batteries. 

Un million de véhicules hydrogène en 2030 

Aujourd'hui, le pays de Xi Xiping est devenu le premier marché de véhicules électriques au monde, avec plus 2 millions de véhicules à batterie en circulation. Le pays détient également une position stratégique sur la fabrication de batteries, en contrôlant toute la chaîne de production depuis l’extraction des terres-rares jusqu’à sa production finale.

Paradoxalement, le marché national des véhicules à pile à combustible est encore balbutiant. Il ne s’est écoulé que 1 527 exemplaires en 2018. Pour y remédier, la Chine s’est dotée d’une feuille de route ambitieuse, destinée à produire 100 000 véhicules à hydrogène d’ici cinq ans (camions et bus compris) et 1 million à horizon 2030. Un objectif toutefois modéré vu son colossal marché automobile (28 millions de véhicules vendus l'an dernier).

Un déploiement dans 30 villes

En parallèle, le gouvernement central compte mettre en circulation dès cette année 30 000 véhicules "propres" dans 30 villes, principalement alimentés à l'hydrogène, en se focalisant essentiellement sur les véhicules de transports en commun.

Une stratégie qui servira également les intérêts de la filière camion. Wan Gang destine en effet la technologie hydrogène aux bus longue distance et au transport de marchandises par camion, en réservant les batteries électriques seules aux voitures urbaines. 

Air Liquide se positionne 

Dans la ligne de cet objectif, qui s’inscrit dans le cadre du 13 ème plan quinquennal du gouvernement chinois, le groupe français Air Liquide a pris en 2018 une participation minoritaire dans la start-up STNE (Shanghai Sinotran New Energy Automobile Operation) offre une plateforme logistique hydrogène destinée aux livraisons urbaines de marchandises.

Une structure qui opère à ce jour une station hydrogène à Shanghai où s’approvisionne actuellement 500 camions Dongfeng à hydrogène. STNE a pour ambition de disposer d’ici à 2020 d’une flotte de plus de 7 500 camions et d’un réseau de 25 stations à hydrogène.

De l’hydrogène fabriqué à partir du charbon 

"Nous avons la responsabilité de réduire les émissions", a souligné Gang Wan, vice-président du Conseil national chinois pour l'élaboration des politiques.

Si le rejet des émissions polluantes des véhicules à pile à combustible est impeccable - freinage mis à part-, la production de l’hydrogène embarqué peut poser quelques interrogations dans ce pays 65 % de l’électricité produite provient de centrales à charbon. Cette part devrait toutefois baisser à 40 % en 2030 avec la montée en puissance des énergies renouvelables (environ 50 % en 2030) et du nucléaire (7 % en 2030). 

Auteur

  • Grégoire Hamon

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