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Kevin Beard, OTRE : "Nous accompagnons les transporteurs du début à la fin pour leur dossier de financement"

L'Officiel des Transporteurs | Routier | publié le : 26.07.2019 | Dernière Mise à jour : 26.07.2019

Kevin Beard, Responsable de la communication de l’OTRE.

Crédit photo DR

La Fédération bancaire française assure promouvoir le financement de la transition écologique. Les banques devraient donc accompagner les entreprises de transport dans leur besoin d’investissement dans des véhicules à faibles émissions de gaz à effet de serre. L’OTRE (Organisation des Transporteurs Routiers Européens) s’est rapprochée du Crédit Coopératif afin de proposer des solutions de financements adaptées à ses adhérents désireux d’investir dans des véhicules propres. Entretien avec Kevin Beard, Responsable de la communication de l’OTRE.

L'Officiel des Transporteurs : Comment l’OTRE en est arrivé à conclure un partenariat avec le crédit coopératif pour le financement des véhicules propres ?

Kevin Beard : Nous constatons une demande de financement accrue de la part des transporteurs pour l’acquisition de camions à gaz et les conseillers de la banque sur le terrain font le même constat. Face à ce besoin grandissant d’investissement dans des véhicules "propres", le partenariat avec le crédit coopératif est devenu évident. La banque a ainsi gonflé son enveloppe dédiée. Alors qu’elle prévoyait au départ d’octroyer 1 million d’euros de financement par dossier, finalement elle augmentera le plafond jusqu’à 5 millions d’euros au cours de l’été. Nous accompagnons les transporteurs du début à la fin pour les aider à constituer leur dossier de financement. Par ailleurs, nous les mettons aussi en relation avec toutes les parties prenantes de la transition énergétique : GRDF, Total ou d’autres énergéticiens et le crédit coopératif. En fait, nous sommes "facilitateur" de l’investissement.

L'OT : Cependant, il existe d’autres offres de financement en faveur de la transition énergétique. Que conseillez-vous aux transporteurs ?

K.B. : En effet, actuellement les transporteurs disposent de plusieurs moyens pour investir dans un camion à gaz. Il existe des aides régionales qui permettent à ceux qui souhaitent vraiment s’engager dans une démarche écologique de s’y retrouver. De plus, ils peuvent potentiellement obtenir des contrats plus longs avec certains clients lorsqu’ils possèdent des véhicules à faibles émissions. Outre les aides régionales, les constructeurs offrent également des solutions de financement attractives, même si de nombreux transporteurs s’adressent à leur banquier pour demander des financements plutôt qu’aux captives car ils ont bien souvent établi une relation de confiance avec lui. Il est vrai qu’aujourd’hui, la plupart des grandes banques proposent des financements pour la transition écologique. Elles s’adaptent à l’air du temps.

L'OT: Davantage de transporteurs investissent dans des véhicules à faibles émissions mais ils restent minoritaires. Quels sont les principaux freins à ce type d’investissement ?

K.B. : Si la majorité des transporteurs n’est pas passée à l’acte en termes d’investissement dans des véhicules « propres », c’est en raison du manque de stations de ravitaillement. Cette situation est encore pire pour le biogaz. Comme il est injecté dans le réseau général, à la pompe, on ignore le pourcentage de bio dans le gaz, excepté pour les stations non reliées au réseau GRDF et directement rechargées en biogaz par leur fournisseur. Le coût d’acquisition de ces véhicules "propre" a également une incidence sur l’investissement car il est plus élevé que pour un camion diesel. Ce sont généralement des entreprises bien établies, avec un certain nombre de véhicules, qui s’intéressent aux camions à gaz car elles ont potentiellement les ressources pour les a cquérir. Cependant, les petites entreprises trouvent des solutions pour verdir leur parc en se regroupant, notamment pour investir ensemble dans une station de ravitaillement. Mais cela peut aller bien au-delà de l’année de démarches administratives et travaux normalement nécessaires pour un coût avoisinant le million d’euros. Des dossiers ont pu prendre deux à trois ans pour voir ce type de projet aboutir, sans compter qu’il faille parfois composer avec les riverains qui peuvent s’y opposer.

Auteur

  • Propos recueillis par Samorya Wilson

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