Menu
S'identifier

Etude CNR : les coûts du transport routier ont encore progressé en 2022

Actu-Transport-Logistique.fr | Routier | publié le : 21.11.2022 | Dernière Mise à jour : 21.11.2022

Principal poste de coût pour les transporteurs, le carburant a vu ses prix flamber en 2022.

Crédit photo AdobeStock

Dans son enquête annuelle sur les coûts du transport routier, le Comité national routier (CNR) observe des progressions des prix du gazole, du gaz naturel pour véhicule (GNV), mais aussi des coûts salariaux.

Le 14 novembre, le Comité national routier (CNR) a dévoilé son enquête annuelle sur les coûts du transport routier 2022 et ses perspectives pour 2023. Comme il le prévoyait dans son précédent opus, "l’année 2022 a été marquée par une inflation inédite des coûts, tant par sa généralisation que par son ampleur", résume le CNR en préambule.

Le gazole flambe

Principal poste de coût pour les transporteurs, le carburant a vu ses prix flamber en 2022. Son augmentation a connu deux pics sur l’ensemble de l’année : en mars, où l’indice CNR gazole HTVA a connu sa plus forte progression mensuelle depuis décembre 2000, date de sa création, avec + 23 % en un mois. "En comparaison, la dernière plus forte hausse mensuelle datait de février 2015 et s’établissait à + 8,4 %", rappelle l’étude. Après un fléchissement au troisième trimestre, il est de nouveau remonté en octobre du fait des problèmes d’approvisionnement liés aux blocages des dépôts pétroliers, où il a atteint + 13,3 % sur un mois.

Relativement stable, le taux de TICPE appliqué au gazole professionnel a diminué de 0,01 €/hl en 2022 pour atteindre 45,19 €/hl. A l’inverse, "l’indice gazole professionnel, intégrant la TICPE applicable au gazole professionnel, augmente de + 50,6 % depuis décembre 2021", nuance l’étude.

Pour l’an prochain, les prévisions du CNR tablent sur un recul du prix du baril. "Par exemple, à 90 $/baril en 2023 vs 103 $/baril en 2022 dans le projet de loi de finances (PLF) pour 2023", précise le CNR.

Un indice GNV multiplié par trois

Côté gaz naturel pour véhicules (GNV), l’inflation observée est qualifiée "d’extrême". "Le marché du gaz a connu une hausse importante au second semestre 2021, amplifiée depuis le déclenchement du conflit ukrainien", estime l’étude.

Avec un indice CNR carburant GNV multiplié par trois entre septembre 2021 et septembre 2022, le niveau record a été atteint en septembre dernier depuis août 2019, avec 427 contre 100. En 2023, cette tendance reste floue et les économistes ne se risquent pas sur des prévisions sur ce poste.

Les coût salariaux suivent la même tendance

Autre poste important pour les entreprises : les coûts salariaux. Là aussi, la tendance est à la hausse. D’abord avec une augmentation de la rémunération puisque les minima conventionnels, servant de référence au calcul des indices, ont été majorés deux fois : + 5 % à compter du 1er février et + 1 % à partir du 1er mai, conformément aux accords sociaux du 3 février 2022.

Du côté des cotisations employeurs, le renforcement de la protection sociale (garantie incapacité de travail et complémentaire santé) instauré par les accords sociaux du 3 février 2022 entraîne une hausse des taux de cotisations employeurs de + 0,45 point à partir du 1er juillet 2022.

Une hausse des cotisations patronales

Dans le cadre des mesures d’urgence pour la protection du pouvoir d’achat, le gouvernement a introduit une déduction forfaitaire sur les cotisations patronales dues au titre des heures supplémentaires réalisées par les salariés des entreprises dont l’effectif est supérieur ou égal à 20 salariés et inférieur à 250 salariés. Applicable depuis le 1er octobre 2022, cette réduction s’élève à 0,50 € par heure supplémentaire.

Pour 2023, l’étude craint qu’il ne faille compter sur d’importantes variations des cotisations employeurs avec des surcoûts liés à la diminution mécanique des allègements "Fillon", et la fin de la prise en charge, depuis 2019, de la formation continue par les organismes paritaires pour les entreprises de 50 salariés et plus. "Nous retenons une hypothèse conservatoire d’incidence de cette réforme sur le coût annuel de personnel de conduite de + 0,2 % par an en longue distance et + 0,1 % en régional", souligne l’étude.

Auteur

  • Diane-Isabelle Lautrédou

Les plus lus

Div qui contient le message d'alerte

Se connecter

Identifiez-vous

Champ obligatoire Mot de passe obligatoire

Mot de passe oublié

Déjà abonné ? Créez vos identifiants

Vous êtes abonné, mais vous n'avez pas vos identifiants pour le site ? Remplissez les informations et un courriel vous sera envoyé.

Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format