Des primes de 5 000 et 8 000 euros pour embaucher des apprentis

La ministre du Travail Muriel Pénicaud avait promis que le gouvernement mettrait les bouchées doubles pour relancer une dynamique de l’apprentissage stoppée net par la crise du Covid-19 et la période de confinement.

Crédit photo Gouvernement.fr
Le gouvernement a annoncé des mesures exceptionnelles pour favoriser le recrutement d’apprentis dont une aide financière pouvant atteindre 8 000 €.Cette mesure sera complétée par d’autres dispositifs. Explications.

Muriel Pénicaud avait promis que le gouvernement allait mettre les bouchées doubles pour relancer une dynamique de l’apprentissage (+ 16 % depuis 2019) stoppée net par la crise du Covid-19 et la période de confinement. Pour juguler le risque d’une rentrée 2020 en berne – certains réseaux de CFA redoutent jusqu’à 20 à 30 % d’apprentis de moins qu’aujourd’hui dans leurs établissements en septembre prochain – l’exécutif va mettre la main à la poche sans regarder à la dépense.

En effet,  le coût de l’ensemble des mesures du plan de relance présentées le 4 juin par la ministre du Travail, qui devait être détaillé dans un futur projet de loi de finances rectificative présenté en Conseil des ministres le 10 juin, devrait "dépasser le milliard d’euros", selon une source interne au ministère.

Une aide particuièrement réclamée

Sans surprise, le premier levier qu’actionnera la rue de Grenelle sera celui des aides à l’embauche d’apprentis. Une mesure particulièrement réclamée par le patronat lors des discussions préparatoires. Ce coup de pouce financier prendra la forme d’une prime de 5 000 euros versée à l’entreprise acceptant de signer un contrat avec un apprenti mineur. Elle sera portée à 8 000 euros pour un majeur.

Prévue pour durer jusqu’au 28 février 2021, l’aide sera valable pour tout diplôme du CAP à la licence professionnelle. Elle sera sans conditions pour les entreprises de moins de 250 salariés et conditionnée au respect de la règle d’embauche de 5 % d’alternants pour les autres. "Si cette condition n’est pas remplie en 2021, la prime devra être remboursée", prévient l’entourage de Muriel Pénicaud. Au-delà du 28 février 2021, les charges sur les rémunérations des apprentis seront à nouveau dues par les employeurs.

 

D'autres dispositifs

Cette mesure sera complétée par d’autres dispositifs : une prolongation de la mesure exceptionnelle visera à accueillir 6 mois un jeune sans entreprise d’accueil dans un CFA (jusqu’au 28 février 2021). Les réseaux territoriaux (Direccte, rectorats, Régions, branches professionnelles, partenaires sociaux, Pôle emploi…) s’assureront que chaque jeune ayant émis un vœu d’apprentissage sur Affelnet ou ParcoursSup trouve une place en CFA.

Et enfin, un investissement dans du matériel informatique à partir des 500 euros sera versé pour chaque apprenti au titre de l’aide au premier équipement. "Nous avons appris du confinement, explique le ministère. Notre idée est de permettre à chaque CFA d’investir dans un parc informatique afin que les apprentis puissent travailler à distance en cas de besoin avec des ordinateurs portables."

En revanche, la demande de la Fnadir (fédération nationale des directeurs de CFA) réclamant une prise en charge des coûts-contrats sur la base des effectifs de 2019 afin de leur assurer une trésorerie saine n’a pas été retenue. Dans l’entourage de la ministre, on explique ainsi ce choix : "Notre pari est de retrouver l’effectif de 2019, d’où ce recours aux aides massives. Si ça ne fonctionne pas, on s’adaptera, mais on refuse de partir battus… "

Retrouvez cet article sur le site info-socialrh.fr.

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