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Daimler s'investit dans le digital

L'Officiel des Transporteurs | Routier | publié le : 22.05.2017

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Le groupe Daimler investit massivement dans le web, le cloud et la réalité augmentée.

Crédit photo Benoît Barbedette

Ne voulant pas être cantonné au seul rôle de constructeur de camions, le groupe Daimler investit massivement dans le web, le cloud et la réalité augmentée. Pas question de se laisser doubler par Google, Uber, Tesla, Amazon, Apple… qui lorgnent le marché mondial de la logistique et du camion autonome.

Un budget annoncé de 200 M€ et 300 ingénieurs sur le pont : le groupe Daimler (Mercedes-Benz, Freightliner, Mitsubishi Fuso, Detroit Diesel…) ne fait pas dans la demi-mesure à l’heure d’inscrire son destin dans le big data du transport et de la logistique. Stratégie qui doit lui permettre de garder le contrôle de ses véhicules et de viser de nouveaux revenus liés aux services.

Moins de kilomètre à vide

Créé en 2000 dans la foulée du lancement de l’Actros, opérationnel depuis 2003, le système embarqué Fleetboard est au cœur du dispositif. Objectifs : limiter les kilomètres à vide et faire rouler les véhicules sans arrêt, selon ce triptyque digne d’une martingale : 100 % sur la route ; 100 % chargé ; 100 % du temps. "Un camion qui fait 100 km de moins à vide par mois diminue sa consommation de 3 %", indique Daniela Gerd, dirigeante de Daimler Fleetboard Gmbh, à la tête d’une armée d’ingénieurs basés à Berlin, Stuttgart, Palo Alto (États-Unis) et Tel Aviv (Israel).

Toute la chaîne est concernée

Ce que Daimler Fleetboard veut mettre en place concerne toute la chaîne logistique : chargeurs, donneurs d’ordre, transporteurs, exploitants, conducteurs… Le schéma opératoire : collecter, qualifier et rendre exploitables toutes les données produites par le véhicule et son chargement.

Ce big data dans le Fleetboard Store doit servir à la création d’applications, pour les partenaires, les clients… et apporter de nouveaux services (reportings, gestion, sécurité, traçabilité…). Les partenaires naturels du constructeur motoriste, tels les carrossiers, équipementiers et développeurs d’applications), sont sollicités. "L’implication de tiers permet l’accès à une multitude d’idées d’utilisation inédites, allant des applications concernant la sécurisation des charges à celles destinées aux gestionnaires de places de stationnement", a indiqué Daniela Gerd.

Un système ouvert et modulaire

Les appli visibles dans le Fleetboard Store ne se limiteront pas aux seuls camions Mercedes. "Le système sera ouvert et modulaire", dit-on chez Fleetboard. Dans cet esprit, Microsoft est associé à une partie des développements. Deux bourses de fret (Teleroute et Trans.eu) ont signé un partenariat. DHL et sa plateforme digitale de fret, Saloodo, sont en passe de le faire.

Dès juillet 2017, les clients disposeront des premières applis dans le Fleetboard Store, ouvert dans un premier temps en allemand et en anglais pour appareils Android et iOS). Fleetboard veut rassembler et fédérer. Il leur faudra néanmoins admettre que leurs clients transporteurs ne sont seront pas tous désireux de laisser "aspirer" leurs données d’exploitation, sans demander des comptes.

Thème(s) associé(s)

Véhicules/matériels de transport

Auteur

  • Benoît Barbedette

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