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Coronavirus : l’Espagne allège temporairement les règles sur les temps de conduite

Actu-Transport-Logistique.fr | Routier | publié le : 20.03.2020 | Dernière Mise à jour : 19.03.2020

En Espagne, les conducteurs ne seront plus passibles d’amendes s’ils dépassent leur temps de conduite quotidien et ne respectent pas le repos hebdomadaire. 

Crédit photo DR

Pour faciliter le transport de marchandises, l’Espagne vient d’accorder une dérogation aux transporteurs routiers pour s’affranchir temporairement des règles sur les temps de conduite. D’abord accordée pour les régions les plus affectées par le coronavirus, la mesure vient d’être étendue pour tout le pays jusqu’au 28 mars.

À circonstance exceptionnelle, mesure exceptionnelle. Le gouvernement espagnol a décidé le 16 mars d’alléger provisoirement la réglementation sur les temps de conduite et de repos sur tout le territoire espagnol pour les conducteurs routiers de marchandises, et ceci jusqu’au 28 mars. Les conducteurs ne seront donc plus passibles d’amendes s’ils dépassent leur temps de conduite quotidien et ne respectent pas le repos hebdomadaire. Toutefois, la durée du temps de conduite hebdomadaire maximale de 56 heures (et bihebdomadaire de 90 heures), ainsi que les temps de pauses de 45 minutes toutes les 4 h30 sont maintenus.

Cette mesure en remplace une autre appliquée depuis le 10 mars (et publiée le 15 mars au Journal Officiel espagnol) et qui permettait déjà la levée des contraintes réglementaires jusqu’au 8 avril pour le transport de marchandises dans les régions les plus touchées par le coronavirus (région de Madrid, la Rioja et une partie du Pays basque et de Castilla León). 

État d’alarme

Le ministère des Transports espagnol tient à préciser que le décret pris par l’Espagne sur  "l’état d’alarme" – qui restreint très fortement les déplacement sauf nécessité – ne s’applique pas au transport de marchandises (TRM), qui peut ainsi continuer à fonctionner normalement, et ceci quelle que soit la spécialité  (marchandises diverses, transport dirigé, BTP, porte-véhicules, marchandises dangereuses, livraison, etc.).

De même, la fermeture des frontières avec les pays voisins, effective depuis le 17 mars, ne concerne pas le TRM. En complément de cette mesure, de nombreuses  d’interdictions locales pour le passage des poids lourds ont également sauté jusqu’au 28 mars.

Notre devoir 

"Nous nous engageons fermement à garantir la distribution des biens et des marchandises face à toute adversité car c'est notre devoir et notre obligation et nous avons toujours agit de la sorte. Nous faisons appel aux pouvoirs publics pour disposer de moyens matériels pour garantir la santé de nos conducteurs et ne pas contribuer à la propagation de l'épidémie. Il est essentiel de leur fournir des gants à usage unique, des masques et, dans les cas les plus extrêmes, des vêtements appropriés. Il faut également établir des protocoles", lance la Fenadismer, principale organisation professionnelle des transporteurs espagnols.

L’organisation dénonce par ailleurs la décision de nombreuses stations essences – du moins celles restées ouvertes malgré – d’avoir limité leur activité à la seule distribution de carburant. Les conducteurs n’ont ainsi plus la possibilité d’accéder aux toilettes ou même de se procurer de la nourriture.

Auteur

  • Grégoire Hamon

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