Conflit routier : réunion au ministère sur fond d'atrophie du mouvement

Le ministère s'est également dit prêt à discuter du permis professionnel et a réitéré les garanties concernant le congé de fin d'activité.

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Patronat et syndicats du transport routier se retrouvent au ministère des Transports pour une séance de négociations le 28 septembre à 16 h 30. Le menu dépasse le cadre des ordonnances Macron, qui ont déclenché le mouvement.

Recueillir les doléances ? Négocier ? Dialoguer ? Noyer le poisson ? Difficile de cerner précisément le but de la réunion qui rassemble les organisations syndicales et patronales du transport routier le 28 septembre, à l'initiative de la ministre des Transports. Une chose est sûre : elle traduit la vigilance du gouvernement pour garantir le succès de la réforme du droit du travail, jugée fondamentale pour le quinquennat. Malgré un front syndical désuni et une faible mobilisation des salariés sur le terrain, il n'est donc pas question de laisser pourrir la situation.

Élisabeth Borne a laissé entendre que le périmètre des discussions du 28 septembre va bien au-delà des ordonnances Macron, pour aborder notamment les questions de dumping social et de concurrence déloyale. Un point confirmé par le directeur de cabinet de la ministre, Marc Papinutti, lors d'une rencontre organisée pour préparer la réunion. Le ministère s'est également dit prêt à discuter du permis professionnel et a réitéré les garanties concernant le congé de fin d'activité.

De faibles marges de manœuvre

On en oublierait presque les ordonnances Macron, pourtant à l'origine des appels à la mobilisation lancés par les différentes organisations syndicales. Selon FO, le directeur de cabinet d'Élisabeth Borne veut "dresser un bilan" de ces ordonnances. Mais il est évident que la marge de manœuvre sur ces textes est inexistante. Les syndicats obtiendront-ils des compensations sur d'autres revendications plus spécifiques au transport routier ? Là aussi, les marges sont étroites, car la partie patronale veillera à ne pas se faire imposer des négociations qui relèvent d'un autre cadre, en matière de salaires ou de classification, par exemple.

En attendant, les syndicats FO et CGT ont appelé à "poursuivre les actions", déplorant au passage "la répression des forces de l'ordre" lors du mouvement du 25 septembre, au demeurant assez peu suivi. La CFDT appelle toujours de son côté à une mobilisation le 10 octobre, tandis que la CFTC devait se réunir le 27 septembre pour arrêter sa position.

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