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Camions du futur. Moncef Semichi, AFT : "Nous parlerons plus d’un pilote que d’un conducteur"

Grand angle | publié le : 28.12.2020 | Dernière Mise à jour : 28.12.2020

Moncef Semichi, responsable du Lab Transport de l’AFT.

Crédit photo DR

De 2016 à 2019, le projet européen Future DRV (driver) a dessiné le profil du conducteur de véhicules plus autonomes : moins conducteur, plus digital et commercial. Nous avons posé trois questions à Moncef Semichi, responsable du Lab Transport de l’AFT.

L’Officiel des transporteurs : À quoi pourrait ressembler le futur conducteur ?Moncef Semichi : Dans le véhicule autonome, le conducteur aura moins de tâches de conduite, mais pourra reprendre la maîtrise du volant à tout moment. Il connaîtra un bond numérique : il devra maîtriser de multiples outils digitaux, renseigner, lire et analyser toutes les données numériques en sachant les combiner pour prendre des décisions. Enfin, troisième point, il sera plus engagé dans la relation client, son rôle s’approchant même d’une fonction commerciale. Nous parlons plus d’un pilote que d’un conducteur…

L'OT : À quelle échéance situez-vous ces projections ?
M. S. : Notre horizon est fixé sur 2030-2035. Le camion autonome devrait alors être prêt technologiquement. Mais il faudrait aussi que la réglementation et la cybersécurité, les infrastructures et les modèles économiques aient évolué au même rythme. La crise n’aide pas à se projeter. Mais la construction d’un profil métier du futur conducteur nous donne au moins des pistes sur l’évolution des compétences et, donc, préfigure les transformations nécessaires de la formation. Le futur pilote consacrera moins de temps à la conduite ou aux connaissances en mécanique, et beaucoup plus de temps à se former aux outils numériques.

L'OT : Est-on prêt à un tel changement du métier ?
M. S. : La transition technologique demandera un effort supplémentaire de formation continue. Mais ces nouvelles compétences valorisent le métier. Le véhicule autonome apporte un environnement digital qui peut attirer beaucoup de jeunes. Le nouveau pilote devrait s’occuper plus de la relation client et du commercial, développant ainsi des compétences transversales qui pourraient même lui permettre d’évoluer vers d’autres métiers du transport, voire vers d’autres secteurs. Notre nouveau projet européen, Steer to Career Driver, a justement pour objet de mettre en évidence des passerelles professionnelles et les potentialités de reconversion des futurs conducteurs. Les compétences numériques sont centrales, car beaucoup de métiers se digitalisent aujourd’hui.

> Lire l'intégralité du grand Angle consacré à l'évolution du métier de conducteur (réservé aux abonnés)

Auteur

  • Propos recueillis par Florence Roux

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