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Brexit : grève du zèle des douaniers à Calais et Dunkerque

L'Officiel des Transporteurs | Routier | publié le : 06.03.2019 | Dernière Mise à jour : 06.03.2019

Ce n’est pas un test grandeur nature, ce sont les douaniers qui observent une grève du zèle "à durée illimitée" cette semaine du 4 mars.

Crédit photo David Delion

À quelques jours de la sortie définitive du Royaume Uni de l’Union Européenne, les douaniers protestent contre le manque de moyen pour faire face au retour de la frontière à Calais et Dunkerque. Les transporteurs sont les premiers impactés.

Des kilomètres de files de poids lourds à destination de l'Angleterre en amont du port de Calais et d'Eurotunnel sur l'A16 : le scénario tant redouté en cas de Brexit sans accord est devenu réalité dans le nord de la France ! Et pourtant ce n’est pas un test grandeur nature, ce sont les douaniers qui ont décidé d’observer une grève du zèle "à durée illimitée" cette semaine du 4 mars.

Des zones de stockage trop tard

Ainsi ils procèdent rigoureusement au contrôle des camions pour démontrer ce qu’il arrivera en l’absence de moyens supplémentaires à l'approche du Brexit. "Nous sommes bloqués. Il n’y a qu’un seul gendarme pour faire le tri des camions. La gestion de cette crise est calamiteuse alors même que tout cela était prévisible", déplore David Sagnard, dirigeant de Carpentier Transport & Logistique et Président de la FNTR Pas-de-Calais.

Côté pouvoirs publics, la préfecture assure avoir mis en place des zones de stockage sur l’autoroute A16 et A26. "Ces zones sont arrivées trop tard. Et elles sont inefficaces dans la mesure où aucune priorité n’a été établie entre les véhicules", dénonce David Sagnard.

Des actions concrètes attendues

Le directeur général de la douane, Rodolphe Gintz a affirmé auprès de l’AFP que l’action de l’intersyndicale des douanes n’avait "strictement rien à voir" avec le Brexit et que 267 douaniers supplémentaires allaient arriver dans les Hauts-de-France.

Reste qu’en attendant que ces moyens soient déployés, un blocage dans les ports se traduit nécessairement par des pertes économiques pour les transporteurs. "La journée du 5 mars m’a déjà coûté 8 000 euros de perte d’exploitation", confirme David Sagnard. Les acteurs économiques qui traversent la Manche, attendent donc vivement les actions concrètes des pouvoirs publics pour résorber cette crise.

Auteur

  • Samorya Wilson

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