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Aline Mesples, présidente de l’OTRE : "Je pense avoir fait ma part"

Interview | publié le : 01.12.2020 | Dernière Mise à jour : 01.12.2020

Aline Mesples, présidente de l’OTRE, quitte la scène...

Crédit photo DR

Elle a porté la voix de l’OTRE (Organisation des transporteurs routiers européens) pendant huit ans. Militante de la première heure, à la création de l’organisation patronale en 2000, elle a fait asseoir sa fédération à la même table que ses consœurs dans les négociations avec les pouvoirs publics, l’administration, les partenaires sociaux et les organismes paritaires. Avec elle, l’OTRE a grandi, s’est assagie et a su trouver les voies d’un dialogue franc et loyal avec la FNTR. Aline Mesples va quitter la scène. Elle refait le match avec l’Officiel des transporteurs

L’Officiel des transporteurs : C’est très bientôt la fin d’une longue parenthèse pour vous, quel est votre état d’esprit au moment de rendre votre tablier ?
Aline Mesples :
Je n’avais pas imaginé un tel prisme (conjoncture Covid-19) pour la fin de ma présidence et de ma carrière professionnelle. Cette situation ne fait qu’accentuer ce que l’on sait déjà, c’est-à-dire que nous sommes une profession capable de tout, très résiliente, pour employer un mot à la mode. Malgré tous ces éléments de contrainte (deux confinements, manque de visibilité, contexte européen, rapports avec les chargeurs), je trouve que notre secteur peut garder la tête haute. Nous sommes un secteur inventif, qui aborde les questions écologiques du mieux possible… Je suis atterrée de voir à quel point, en face, on verse dans l’impréparation alors que les organisations professionnelles avaient tiré le signal d’alarme depuis un moment sur les conditions de travail des conducteurs en mode Covid. Cette situation est à l’image de ce que j’ai pu ressentir tout au long de ma présidence : on court sans cesse après des solutions et l’État tarde à agir au point que nos adhérents pourraient se poser la question de notre efficacité car il nous faut des années pour obtenir des miettes.

L'OT : Allez-vous demeurer dans les instances de l’OTRE ?
A. M. :
Je vais me cantonner à une place dans les rangs de l’OTRE mais me dessaisirai des mandats que je porte car je considère que la nouvelle équipe doit pouvoir maîtriser les tenants et les aboutissants de notre organisation. À titre personnel, je ne souhaite pas rester longtemps, je vais accompagner la transition pour la première année. Je pense avoir fait ma part et, dans le même temps, je souhaite me consacrer à des projets personnels totalement étrangers à mon engagement syndical.

L'OT : Pensez-vous, au travers de votre expérience à la tête de l’OTRE, que l’État, l’opinion publique et les médias ont fait évoluer (ou pas) leur regard sur le secteur du transport routier de marchandises ? Ou alors est-ce encore et toujours le grand mépris ?
A. M. :
Je pense que nos élites peinent toujours autant à porter un regard réaliste sur le maillon vital que nous sommes, ce qui tend à entretenir un regard hostile à notre égard.

L'OT : Parce que le camion est mal perçu ? 
A. M. : Oui, je pense que c’est le véhicule en lui-même qui est en cause. C’est également la perception des conditions de travail, une réalité que la profession doit appréhender, selon moi. Les conditions de travail d’un conducteur entre 1996 et aujourd’hui ne sont absolument plus les mêmes mais nous restons dans l’incapacité de le démontrer. Et le transport routier de marchandises est devenu une activité de dimension européenne, embrassée par des pays qui sont partis de rien et n’ont pas emprunté le même chemin que nous socialement. Y compris dans des secteurs comme le bâtiment ou l’agriculture, le personnel détaché ne rencontre pas des conditions de travail aussi intolérables venues des nouveaux entrants. Il y a beaucoup d’images qui passent dans le public comme le chauffeur qui prend sa gamelle au pied de son camion, son linge qui sèche à la fenêtre de sa cabine, des week-ends bloqués sur des aires d’autoroutes…

> Lire l'intégralité de l'interview dans l'Officiel des transporteurs n° 3045 du 27 novembre 2020

Auteur

  • Slimane Boukezzoula

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