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Soumise aux aléas de l'industrie automobile, l’autoroute de la mer Vigo/Nantes Saint-Nazaire redémarre

Actu-Transport-Logistique.fr | Actualité | publié le : 25.05.2020 | Dernière Mise à jour : 28.05.2020

La réactivation de la ligne est la suite logique de la réouverture de l’usine de Vigo le 13 mai dernier. Dans l’immédiat, deux rotations sont prévues (jeudi et lundi) au lieu de trois et un seul navire, au lieu de deux, sera utilisé, le Bouzas.

Crédit photo DR

L’autoroute de la mer franco-espagnole Vigo/Nantes Saint-Nazaire a redémarré le 23 mai, dans un contexte de crise économique. La ligne opérée transporte notamment des véhicules issus de l’usine de PSA et de Renault. La réouverture de l’usine de Vigo permet deux rotations par semaine, avec un navire au lieu de deux. Mais l'industrie automobile, fortement impactée et très implantée en Espagne, est-elle menacée, à terme, entre autres par les suppressions d'aides aux constructeurs qui ne relocaliseront pas leur production en France ?

L’autoroute de la mer (Adm) entre le port espagnol de Vigo, situé en Galice, et celui de Nantes Saint-Nazaire a redémarré son activité le samedi 23 mai, dans un contexte nouveau caractérisé par une crise économique et les possibles changements de stratégie des constructeurs. La ligne opérée par la compagnie maritime espagnole Suardiaz permet de transporter les véhicules fabriqués dans l’usine du groupe PSA à Vigo et ceux du groupe Renault (3 sites industriels en Espagne), ainsi que d’autres marchandises (pièces automobiles, colis lourds, etc.). Le navire utilisé, le Bouzas, est arrivé au terminal de Montoir le 24 mai. L’arrêt de l’usine de Vigo, le 17 mars, comme des autres unités du groupe PSA en Europe, avait entraîné la suspension de la ligne alors que le trafic automobile du port de Vigo avait pourtant enregistré une forte croissance pendant le premier trimestre de 2020 (+ 16 %, 190 000 t).

Deux rotations

La réactivation de la ligne est la suite logique de la réouverture de l’usine de Vigo le 13 mai dernier. Dans l’immédiat, deux rotations sont prévues (jeudi et lundi) au lieu de trois et un seul navire, au lieu de deux, sera utilisé, le Bouzas. Une montée en cadence progressive de la production à Vigo est prévue, ce qui devrait en bonne logique stimuler le trafic maritime. Le retour aux 3 x 8 est prévu à compter du 1er juin prochain.

La reprise de l’extension de la ligne vers Tanger Med, au Maroc, qui permet notamment l’exportation vers la France de voitures assemblées dans l’usine de PSA à Kenitra, demeure en suspens. L’activité a repris début mai.

L’Adm Vigo-Nantes Saint-Nazaire est la seule "survivante" de l’initiative bilatérale franco-espagnole destinée à opérer un transfert modal de la route vers la mer, qui incluait deux projets. L’autre ligne, entre le port espagnol de Gijón et Nantes Saint-Nazaire, dédiée au transport de camions (avec chauffeurs) et opérée par le Français LD Lines, avait été arrêtée en septembre 2014 faute de rentabilité suffisante. Aucune des tentatives de relance annoncées périodiquement n’a permis de réactiver la ligne à ce jour.

Incertitudes en vue

Le redémarrage de l’Adm se produit dans un contexte nouveau pour l’industrie automobile espagnole, contrôlée exclusivement par des fabricants étrangers. Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a indiqué que les aides aux constructeurs automobiles français seront désormais conditionnées à la relocalisation d'une partie de leur production dans l’Hexagone. Or les deux constructeurs tricolores sont fortement implantés en Espagne. Tout transfert du montage de modèles de l’Espagne vers la France aurait un impact non seulement sur la production dans la péninsule, mais également sur les flux logistiques entre les deux pays.

A Barcelone, l’usine Nissan, dont l’utilisation de la capacité était déjà faible avant la pandémie, est menacée de fermeture. Ce sont 30 000 emplois directs et indirects qui sont en jeu.

Le groupe PSA a fortement investi à Vigo. L’usine dispose de deux lignes de production qui lui permettent de produire une large gamme de modèles, dont plusieurs utilitaires légers. La capacité de production maximale est de l’ordre de 600 000 véhicules. La direction centrale du groupe cherche en permanence à réduire les coûts et à améliorer la productivité de l’usine de Vigo. Personne n’est donc à l’abri, mais le site de Vigo sera préservé et l’Adm franco-espagnole n’est pas menacée. La principale inconnue concerne le niveau effectif du trafic au cours des prochains mois.

Auteur

  • Daniel Solano

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