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Wallenius Marine propose un navire de 200 mètres à voiles télescopiques

Actu-Transport-Logistique.fr | Maritime | publié le : 24.11.2020 | Dernière Mise à jour : 24.11.2020

Les nostalgiques des vieux Clipper devront se faire une raison. Les voiles de l’Oceanbird ressemblent plus à des ailes d’avion plantées verticalement qu’à celles des vieux gréements

Crédit photo Wallenius Marine

Un consortium dirigé par l’armateur Wallenius Marine veut lancer en 2024 un navire émettant 90 % d’émissions CO2 en moins grâce à 5 voiles télescopiques de 80 mètres.

Un consortium suédois, dirigé par le constructeur naval et armateur Wallenius Marine, vise à lancer commercialement d'ici 2025 un cargo porte-voitures à énergie éolienne qui émettra 90 % moins de dioxyde de carbone qu'un cargo conventionnel RoRo. Le navire de 200 mètres de long, appelé Oceanbird, aura une capacité de 7 000 voitures et une hauteur maximale de 105 mètres lorsque ses cinq "voiles" verticales de 80 mètres seront entièrement déployées.

Une traversée de l'Atlantique Nord prendrait environ 12 jours, contre 8 pour les navires conventionnels. Le consortium est également constitué par l'Institut royal de technologie de Suède et le cabinet de conseil en navigation SSPA, avec un soutien financier de l'administration suédoise des transports.

Remise en cause des habitudes

"Il est essentiel que le transport maritime devienne durable. Nos études montrent que le vent constitue la source d’énergie la plus intéressante pour les transports océaniques. Cela va bien évidemment remettre en cause nos habitudes", a indiqué Per Tunell, directeur des opérations du consortium lors d'une conférence de presse en ligne mi septembre. Selon ce dernier, le navire serait légèrement plus onéreux qu'un cargo RoRo traditionnel de taille comparable. Les commandes devraient démarrer en 2021 pour une mise en service du navire pour la fin 2024.

10 nœuds de moyenne

Les nostalgiques des vieux Clipper devront se faire une raison. Les voiles de l’Oceanbird ressemblent plus à des ailes d’avion plantées verticalement qu’à celles des vieux gréements. Elles sont composées d’acier et de matériaux composites et peuvent pivoter à 360 degrés pour s’orienter selon le sens du vent. Télescopiques, elles peuvent se replier pour passer sous les ponts, ainsi qu’en cas de conditions difficiles.

Wallenius Marine estime que l’ Oceanbird permettra d’abaisser les émissions de CO2 de 90 % sur la base d’une traversée de l'Atlantique Nord à une vitesse moyenne de 10 nœuds, contre 17 pour un navire traditionnel. L'Oceanbird sera également équipé d'un moteur thermique pour manœuvres portuaires et suppléer les voiles en cas de pétole.

Auteur

  • Grégoire Hamon

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