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Le port de Toulon saturé, UN Ro-Ro cherche des solutions

Actu-Transport-Logistique.fr | Maritime | publié le : 04.04.2017

L’ UN Akdenis, rallongé de 30 mètres, a effectué sa première escale le 2 avril dernier à Toulon.

Crédit photo NBC

Accéder au terminal de Brégaillon relève du défi. Les trois escales hebdomadaires opérées par UN Ro-Ro ne suffisent plus à absorber l’afflux de véhicules. L’armateur vient ainsi de racheter son concurrent Ulusoy et procède à des "jumboïsations" de rouliers : l’UN Akdeniz, rallongé de 30 mètres, a effectué sa première escale le 2 avril dernier à Toulon.

Il en impose avec ses 223 mètres de long et ses 310 remorques alignées en pontée et dans le garage. L’UN Akdeniz, appartenant à l'armateur turc UN Ro-Ro, a effectué sa première escale le 2 avril à Toulon, avec 25 % de capacité supplémentaire. En effet, quatre jours plus tôt, le roulier était sorti des chantiers turcs de Tüzla pour y subir "une jumboïsation".

Izmir-Marseille à l’étude

Dans quelques semaines, un second navire de la flotte, l’UN Cuneyt, subira la même intervention. UN Ro-Ro, à la tête de 12 navires rouliers ultra-modernes, vient d’en acquérir quatre autres dans le cadre du rachat d’Ulusoy. Cette croissance externe ouvre de nouvelles routes, comme l’explique l’agent maritime. 

"Avec Ulusoy, situé à proximité d’Izmir, la compagnie pourrait démarrer une ligne sur Marseille. Une quatrième rotation hebdomadaire entre Pendik et Toulon contribuerait à fluidifier les échanges. Izmir permet de gagner 12 heures de navigation et donc de mieux servir les clients", explique Thierry Meillour, directeur général de Worms Toulon.

Brégaillon, un terminal qui frise l'asphyxie

La compagnie, qui enregistre à Toulon une croissance continue des trafics depuis sept ans (66 000 remorques en 2016), doit faire face à la saturation de Brégaillon. Des centaines de poids lourds stationnent aux abords du port varois. Le terre-plein de 5 ha frise l’asphyxie. Et si la CCI du Var a donné son feu vert à l’aménagement d’un terminal ferroviaire bord à quai, les travaux ne devraient pas démarrer avant 2018.

"Dans un souci de démarche environnementale, les clients de l’aéronautique, de l’automobile, souhaitent utiliser la voie ferrée", ajoute Thierry Meillour.

10 hectares supplémentaires 

La compagnie réclame également l’installation d’un poste d’inspection phytosanitaire afin de pouvoir transporter des denrées périssables, l’agrandissement des terre-pleins et la construction d’un quai, les rouliers étant amarrés actuellement à trois ducs-d’Albe. "Nous souhaiterions 10 hectares supplémentaires pour éviter les stationnements à l’entrée du port", ajoute M. Meillour.

L’agent suggère d’exploiter une partie des terrains de l’arsenal (zone pyrotechnie) et de remblayer une partie du plan d’eau de Brégaillon afin d’agrandir les terre-pleins et de positionner les remorques au plus près du navire.   

A Trieste, hub d’UN Ro-Ro (280 000 remorques par an), la compagnie investit afin de porter la part des remorques pré et post-acheminées sur le rail de 30 à 50 %. 

Auteur

  • Nathalie Bureau du Colombier

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