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SmartportChallenge : Marseille-Fos mise sur le digital

Actu-Transport-Logistique.fr | Maritime | publié le : 18.06.2020 | Dernière Mise à jour : 18.06.2020

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Lancée en février 2020 sur le salon Euromaritime, la seconde édition du Smartport s’est poursuivie en dépit de la crise sanitaire.

Crédit photo DR

Acqua.Eco, Implexe, My Digital Buildings, POC Studio…  Au total, 8 start-up sélectionnées fin avril parmi 57 candidatures ont présenté, le 16 juin à Marseille, les contours des défis technologiques qu’elles entendent relever au cours des 5 prochains mois.  La deuxième édition du Smartport Challenge valorise bon nombre de solutions exploitant les données des objets connectées.

Perçue comme un levier de la compétitivité des places portuaires, la transition numérique, socle de la stratégie nationale portuaire en cours d’élaboration, est stimulée sur le port de Marseille via le Smartport Challenge, concours d’innovation qui mobilise bien souvent des start-up étrangères à l’environnement portuaire. "La transition numérique se trouve au cœur du projet stratégique du port de Marseille-Fos. Le numérique est une priorité sur le port où se croisent des informations sur les navires, les camions, les trains. Notre objectif consiste à construire un port plus fluide, plus vert et à énergie positive", a détaillé, le 16 juin, dernier Hervé Martel, président du directoire du Grand Port maritime de Marseille-Fos (GPMM) lors d’une visio conférence de presse. Le GPMM a d’ailleurs confié à Eura Nova le soin d’améliorer la fluidité sur les quais en exploitant la donnée des 900 caméras réparties sur les deux bassins. 

Lancée en février 2020 sur le salon Euromaritime, la seconde édition du Smartport s’est poursuivie en dépit de la crise sanitaire. Dès le 8 juin, les start-ups sélectionnées ont débuté la phase de co-innovation avec les grands groupes et devraient présenter en novembre prochain leur preuve de concept.

Verdir les manœuvres

Acqua.Eco a retenu l’attention d’EDF. Cette start-up entend trouver une solution technique pour traiter les eaux usées des paquebots, réutiliser l’eau et récupérer de l’énergie.  Le bureau d’étude Implexe entend relever le défi lancé par la station de pilotage de Marseille-Fos (en collaboration avec la Dréal et Atmosud) afin d’aider les commandants de navires à verdir leurs manœuvres d’approche et d’accostage en mesurant en temps réel l’impact de celles-ci.  

Raccordé au simulateur de la station de pilotage, cet outil de calcul enrichira les données produites par les maquettes numériques des navires et remontera jusqu’au tableau de bord l’information sur les niveaux de pollution estimés. 

Un générateur à hydrogène sur un reefer   

L’une des innovations les plus prometteuses a été disqualifiée, la start-up étant en réalité une filiale d’Areva. Désormais hors concours, Helion poursuit néanmoins sa coinnovation avec CMA CGM autour des conteneurs réfrigérés.  Deuxième opérateur mondial de flotte de conteneurs reefers avec un parc de 400 000 boîtes, CMA CGM entend trouver une solution pour réduire l’impact environnemental des groupes électrogènes en misant sur l’hydrogène."Un générateur à hydrogène sur un reefer est une première mondiale. Silencieux, il n’émettra aucun rejet de CO2, d’azote ni de particules", explique François Bottin, directeur digital chez CMA CGM.

Traxens, filiale de CMA CGM, fait appel aux connaissances la société Anatsol pour automatiser certaines opérations de contrôle des conteneurs. Anatsol propose un scellé connecté intelligent qui enregistre et communique en temps réel, toute preuve d’ouverture inattendue du conteneur. Cela devrait permettre aux autorités d'agir rapidement, réduisant ainsi les retards et les coûts subis par l’acteur de l’éco-système logistique, ce qui, par conséquent, améliore la fluidité sur le port.

Le défi lancé par Naval Group reposant sur l’IoT a rencontré un franc succès auprès des candidats. Celui-ci porte sur l’amélioration des opérations de contrôle des navires en exploitation ou en escale ainsi que des infrastructures portuaires grâce aux objets connectés et à la digitalisation des opérations de contrôle. Inouid aura donc quelques mois pour codévelopper une solution censée améliorer la gestion des équipements du bord soumis à réglementation. 

Auteur

  • Nathalie Bureau du Colombier

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