Menu
S'identifier

Logistique automobile : Le Havre négocie le virage de la mutation

Actu-Transport-Logistique.fr | Maritime | publié le : 02.06.2021 | Dernière Mise à jour : 01.06.2021

"Depuis dix ans, la part des véhicules à l’import d’Asie, du Maroc et de Turquie, a fortement augmenté. Elle représente 65 % des flux avec un impact sur l’organisation des terminaux. A l’import, les véhicules stationnent 20 jours, contre seulement 4/5 jours pour l’export", expliquent les dirigeants d’Haropa.

Crédit photo DR

Évolution des véhicules, révolution des usages, réindustrialisation et stratégies étatiques… L’amorce de révolution de l’industrie automobile s’est accélérée avec la pandémie, avec une prise de conscience des consommateurs de se déplacer autrement en préservant l’environnement. Dans un contexte où le marché automobile mondial se tasse, les ports investissent pour insuffler de la valeur ajoutée à cette industrie. Cette mutation se traduit par la transformation des missions sur les quais havrais…

Paradoxe. Non seulement Le Havre perd du terrain sur le marché des véhicules automobiles, mais la structure du trafic évolue, comme l’ont expliqué Stéphane Raison et Laurent Foloppe, respectivement Pdg et directeur marketing d’Haropa lors d’un webinaire qui s’est tenu le 27 mai 2021, intitulé "Vue à 360° des évolutions de l’industrie automobile et des terminaux rouliers".

"Acheter une voiture sur Amazon et la recevoir sous 24 h devient réalité"

"Sur les 350 000 véhicules manutentionnés par an au Havre, deux tiers sont importés avec une très forte part de véhicules hybrides. Notre objectif, à horizon 2025, consiste à parvenir à un volant annuel de trafic de 400 000 véhicules. Nous allons augmenter nos capacités foncières de 30 %, pour passer de 104 à 150 ha. Actuellement, nous disposons d’une capacité de stockage de 56 000 véhicules. Depuis dix ans, la part des véhicules à l’import d’Asie, du Maroc et de Turquie, a fortement augmenté. Elle représente 65 % des flux avec un impact sur l’organisation des terminaux. A l’import, les véhicules stationnent 20 jours, contre seulement 4/5 jours pour l’export", expliquent les dirigeants d’Haropa. Un temps supplémentaire voué aux activités de préparation des véhicules (PDI, Pre Delivery Inspection) avant leur livraison chez les concessionnaires ou les particuliers. En effet, la structure du marché évolue avec une incidence sur la logistique portuaire. Acheter une voiture sur Amazon et la recevoir sous 24 h n’est plus un scénario de fiction.

Les responsabilités évoluent

La part du B to C ne cesse d’augmenter, impliquant une préparation fine des véhicules dans les ports avant leur livraison aux particuliers. C’est au conducteur de porte-voitures qu’il appartient désormais d’assurer la prise en main du nouveau véhicule auprès de son propriétaire. "Compte tenu de l’importance des véhicules hybrides, nous devons investir dans des panneaux solaires pour alimenter des stations de recharge électrique sur les terminaux", précise Laurent Foloppe.

Le trafic d'utilitaires en hausse vertigineuse

"Aussitôt débarqué du car-carrier, le véhicule est expertisé et toutes les informations sont stockées sur un terminal. La digitalisation permet de réduire le temps de traitement des avaries. Nous possédons sur le port deux services de carrosserie, une traditionnelle et un centre de réparation intelligente « smart repair ». Nous assistons à une hausse vertigineuse du trafic de véhicules utilitaires, probablement en raison de l’explosion des ventes en ligne et des services de livraison à domicile. Ainsi, nous assurons la préparation de véhicules utilitaires, nous apposons les logos, nous procédons à l’accessoirisation du véhicule", détaille David Varin, directeur de Walon.

Filiale de GCA, Walon compte parmi les trois logisticiens basés dans le port normand spécialistes de l’industrie automobile avec Cat et Gefco. 13 lignes Roro relient Le Havre à 160 ports (Hoëgh Autoliners, Suardiaz, Neptune Lines, UECC, Britanny Ferries, Grimaldi Lines…). Des véhicules embarqués et déchargés par Manucar et SMR avec une part croissante du ferroviaire pour les pré et post acheminements.

Auteur

  • Nathalie BUREAU DU COLOMBIER

Les plus lus

Div qui contient le message d'alerte

Se connecter

Identifiez-vous

Champ obligatoire Mot de passe obligatoire

Mot de passe oublié

Déjà abonné ? Créez vos identifiants

Vous êtes abonné, mais vous n'avez pas vos identifiants pour le site ? Remplissez les informations et un courriel vous sera envoyé.

Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format