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Kuehne + Nagel s’engage à son tour à éviter l'océan Arctique

Actu-Transport-Logistique.fr | Maritime | publié le : 23.01.2020 | Dernière Mise à jour : 23.01.2020

Kuehne + Nagel a également décidé de s'attaquer de manière proactive à l’empreinte CO2 des services de transport assurés par ses fournisseurs.

Crédit photo Hapag Lloyd

Huit nouveaux transporteurs et chargeurs, comme Kuehne + Nagel et Puma, se sont engagés à ne pas expédier de marchandises en passant par l’océan Arctique. K+N compte également compenser ses émissions CO2 à partir de 2020.

L'océan Arctique de nouveau sousles feux des projecteurs. Huit entreprises ont signé l' "Arctic Shipping Pledge", promettant de renoncer à l'expédition de marchandises via le passage du Nord-Est, cette route maritime permettant de relier l'océan Atlantique à l'océan Pacifique en longeant la côte nord de la Sibérie.

Parmi les nouveaux signataires, on retrouve notamment les transporteurs maritimes Kuehne + Nagel et  Hudson Shipping Lines ainsi que des chargeurs spécialistes de l’habillement, comme Puma et  Ralph Lauren (avec également Allbirds, Artizia, Bureo et  International Direct Packaging). Ils rejoignent des armateurs comme CMA CGM, Evergreen, Hapag-Lloyd et MSC, ainsi que les détaillants Asos, H&M et Nike. Ces premiers signataires avaient signé cet engagement en octobre 2019, en répondant à l’appel lancé par Nike et l’ONG Ocean Conservancy. 

Un raccourci

La passage du Nord-Est, également appelé route maritime du Nord (NSR), devient de plus en plus navigable à mesure que la glace polaire fond en raison du changement climatique. Ce "raccourci", fréquentable surtout pendant l’été, peut potentiellement réduire le temps de transit de près de 40 % par rapport à l’itinéraire traditionnels empruntant le canal de Suez.

L’armateur Maersk, qui n'a pas signé l'Arctic Shipping Pledge, a commencé à explorer en septembre 2018 le transport de marchandises via l'Arctique, dans le cadre d'un partenariat avec la Russie. Le transporteur considère toutefois cette alternative n’est pas commercialement viable, contrairement à la Russie qui souhaite développer son propre service maritime sur la NSR.

Ocean Conservancy alerte sur l’impact que pourrait produire une avarie sur l’écosystème local, en insistant sur les difficultés pour récupérer un navire en cas de perdition, sans compter sur les incidences en cas de perte  d'hydrocarbure. "En cas d'accident, d'échouage ou de marée noire, les impacts sur les écosystèmes sensibles pourraient être immenses et pourraient nuire de façon permanente au mode de vie des communautés locales", souligne l’ONG dans son communiqué. 

Une compensation carbone

En complément de cette promesse, Kuehne + Nagel a annoncé en décembre dernier son adhésion à l’Alliance sur le Développement et le Climat, lancée par le gouvernement allemand. Le transporteur s’engage à ce que toutes ses émissions de CO2 directes qui ne peuvent être évitées seront entièrement compensées à partir de 2020. Kuehne + Nagel a également décidé de s'attaquer de manière proactive à l’empreinte CO2 des services de transport assurés par ses fournisseurs – compagnies aériennes, compagnies maritimes et sociétés de transport – d'ici 2030.  

Auteur

  • Grégoire Hamon

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