Matières premières : les métaux précieux fondent alors que le cacao grimpe

Le coût de l'or, comme celui de nombreuses matières premières, a décliné au fil de la semaine, les marchés craignant une Réserve fédérale américaine (Fed) plus active que prévu contre une inflation persistante. Les cours du cacao ont pour leur part grimpé en flèche, dopés par des inquiétudes autour de l'offre dans certains pays producteurs clefs.
Après plusieurs indicateurs montrant la vigueur de l'économie américaine, le rebond, le 16 février, de l'indice PPI, qui mesure l'inflation côté producteurs, a encore renforcé l'idée que la Fed allait devoir hausser le ton. L’augmentation de l'or en 2023 "s'était élevée à 6 %", mais s'est depuis "évaporée face à un dollar dopé par la Fed", résume Han Tan, analyste chez Exinity.

L'once d'or coûtait 1.834,07 dollars vers 15H30 GMT (16H30 à Paris), contre 1.865,57 dollars sept jours plus tôt en fin d'échanges.
Parmi les autres métaux précieux, le palladium, également utilisé par l'industrie automobile pour concevoir des pots catalytiques, a atteint des niveaux particulièrement bas. À 1.436,68 dollars l'once le 15 février, le métal n'a pas été aussi bon marché depuis août 2019.

Et avec un ralentissement de l'économie mondiale qui se profile ainsi que l'essor des véhicules électriques, "la demande des constructeurs automobiles devrait rester limitée", estiment les analystes de Bank of America. L'once de palladium s'échangeait pour 1.496,79 dollars contre 1.546,67 dollars sept jours plus tôt en fin de séance.

Nickel en excès

Le cours du nickel a baissé cette semaine sur le London Metal Exchange (LME), tiré vers le bas par des prédictions d'offre excédentaire pour 2023, pour atteindre un plus bas depuis novembre le 17 février.

Le groupe russe Nornickel, principal producteur en Russie, a prévu un excédent d'approvisionnement de 120.000 tonnes sur le marché mondial du nickel cette année, affirme Thu Lan Nguyen, analyste chez Commerzbank. L'offre devrait rester supérieure à la demande, tirant les cours du métal vers le bas.

Sur le LME, la tonne de nickel pour livraison dans trois mois s'échangeait à 25.850 dollars le 17 février après avoir reculé à un plus bas depuis novembre à 25.560 dollars, contre 27.794 dollars le vendredi précédent à la clôture.

Le cacao manque

Les cours du cacao ont pour leur part grimpé en flèche sur la semaine, atteignant un plus haut depuis plus de six ans à Londres, dopés par des inquiétudes autour de l'offre dans certains pays producteurs clefs.

Les conditions météorologiques "chaudes et sèches" en Côte d'Ivoire, de loin le producteur le plus important de cacao, pourraient peser sur la production, affirme Jack Scoville, analyste de Price Group. Le Ghana a quant à lui signalé une maladie dans ses cultures de cacao, "ce qui nuit au potentiel de production dans ce pays", poursuit l'analyste.

Ensemble, le Ghana et la Côte d'Ivoire produisent environ deux tiers du cacao mondial. L'offre ne suffit pas à satisfaire la demande mondiale, d'autant que les producteurs font encore face à un manque d'engrais, pesticides et fertilisants depuis le début de la guerre en Ukraine, la Russie étant un important pays exportateur de ces produits.

La tonne de cacao à Londres a culminé le 17 février à 2.155 livres sterling, un prix plus vu depuis novembre 2016. Coté aussi à New York, le cacao a touché le même jour 2.798 dollars la tonne, son plus haut depuis février 2022.

À 15H30 GMT, il valait 2.135 livres sterling à Londres, contre 2.009 livres sterling une semaine plus tôt en fin de séance et 2.777 dollars à New-York, contre 2.606 dollars une semaine plus tôt.

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