Michelin prévoit un marché atone

Olsztyn, Poland - September 2021: Michelin Polska tire factory

L'équipementier automobile Michelin a enregistré un bénéfice opérationnel record de 3,6 milliards d'euros en 2023 grâce à son positionnement dans le haut de gamme, reconstituant ainsi sa trésorerie.

Crédit photo uslatar/Adobe Stock
Dans un environnement économique difficile, les ventes de pneus premium et la croissance des ventes de grands pneus (18 pouces et plus), montés notamment sur les SUV qui dominent le marché, ont poussé les chiffres du groupe français en 2023.

"Avec la crise actuelle en mer Rouge, il est un peu tôt pour parier sur les coûts logistiques de 2024", a indiqué Yves Chapot, le directeur financier de Michelin, à l’occasion de la présentation des résultats pour l’année 2023.

En 2023, le numéro 1 mondial du pneu a reconstitué sa trésorerie : il affiche désormais des flux financiers libres de 2,3 milliards d'euros, après avoir enregistré des flux négatifs en 2022. Le chiffre d'affaires du géant clermontois a baissé de 0,9 % sur un an, à 28,3 milliards d'euros. Le résultat net est en légère baisse (- 1,3 %) à 1,983 milliard d'euros, contre 2,009 milliards d'euros à fin décembre 2022, affecté notamment par des coûts de restructuration en Allemagne et aux États-Unis.

Un bénéfice opérationnel record

L'équipementier automobile Michelin a enregistré un bénéfice opérationnel record de 3,6 milliards d'euros en 2023 grâce à son positionnement dans le haut de gamme, reconstituant ainsi sa trésorerie.

Les ventes de pneus premium et la croissance de celles de grands pneus (18 pouces et plus), montés notamment sur les SUV qui dominent le marché, ont poussé les chiffres du groupe français en 2023, tout comme la baisse du coût des matières premières, après un pic en 2022, a indiqué le 12 février la direction de Michelin.

Sur les pneus de remplacement, son marché principal, le dynamisme du marché chinois compense la baisse de la demande en Europe. Pour les poids lourds, le marché mondial (hors Chine) est en retrait de 4 %.

Des hausses de prix passées en 2022 et début 2023 pour "couvrir la totalité des facteurs d'inflation (matières premières, transport, énergie, masse salariale)" ont permis de compenser en partie cette baisse des ventes.

Les prix ne devraient pas repartir à la baisse

Par ailleurs, dans un "contexte économique incertain", les distributeurs ont déstocké en 2023 et donc moins acheté dans tous les secteurs d'activité, explique Michelin.

En 2024, Michelin prévoit un marché "atone", a souligné Yves Chapot. Son objectif est de dégager un bénéfice opérationnel supérieur stable, à 3,5 milliards d'euros à taux de change constant, et des flux financiers libres avant acquisitions supérieurs à 1,5 milliard d'euros.

Les prix ne devraient pas repartir à la baisse : "d’aucuns estiment parfois que nos prix sont indexés sur l’inflation. Certaines matières premières baissent, mais il y a également l’inflation dans les salaires, elle va subsister", a expliqué Florent Menegaux, PDG de Michelin.

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