Grèves dans les ports français : le ras-le-bol des transporteurs routiers

Crédit photo Volvo Trucks
Les transporteurs routiers sont très inquiets du mouvement social qui touche les ports français. Dans un communiqué commun, les organisations professionnelles OTRE, FNTR et Union TLF lancent l'alerte sur les conséquences de ces nouvelles grèves portuaires.

Depuis fin mai, les grèves des dockers perturbent les principaux ports français, du Havre (Seine-Maritime) à Marseille-Fos (Bouches-du-Rhône) en passant par Rouen et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).

Mais que se passe-t-il ? La CGT des ports et docks a déposé le 29 mai un préavis de grève qui couvre l'ensemble du mois de juin 2024 (cliquez sur ce lien pour en savoir plus).

Au 6 juin, on en est déjà à neuf jours de mobilisation, dont quatre de grève avec une opération « ports morts » le 7 juin, soit un blocage des accès aux zones portuaires. Les travailleurs des ports entendent protester contre la réforme des retraites et la pénibilité. 

Quelles conséquences ont ces blocages ? Ils engendrent « des conséquences économiques désastreuses et un nouveau coup porté à l’attractivité des ports français, dénoncent FNTR, OTRE et Union TLF, les trois organisations professionnelles (OP) du transport routier de marchandises (TRM) dans un communiqué commun. Les transporteurs et commissionnaires de transport maritime subissent de plein fouet des perturbations considérables de leur activité ».

Ces perturbations dans les ports ont des conséquences directes sur les transporteurs routiers, qui voient les délais pour obtenir un rendez-vous sur les terminaux portuaires augmenter, comme les frais de stationnement pour les conteneurs immobilisés.

Que craignent les OP du TRM ? Ces difficultés arrivent selon les transporteurs « au pire moment, mettant en péril la pérennité de nombreuses entreprises ».

Que demandent-elles pour résoudre la crise ? Dans leur appel commun, les organisations professionnelles soulignent l’urgence d’une action en 3 temps :

  1. « Le rétablissement du bon fonctionnement de la chaîne logistique et des flux de marchandises via les ports français.
  2. La limitation des surcoûts pour les acteurs de la chaîne logistique.
  3. L'adoption de mesures de soutien aux entreprises fragilisées par ces perturbations, telles que des annulations de charges fiscales et sociales ou la création d’un fonds de soutien dédié ».

Elles demandent enfin : « L’activation de mesures rapides comme la mise en place de moyens supplémentaires (matériels et personnels) et la levée des interdictions de circulation des camions les prochains week-ends ». 

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