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Le transport fluvial plonge en 2016

Actu-Transport-Logistique.fr | Fluvial | publié le : 17.02.2017

fluvial

En 2016, les trafics fluviaux chutent de 8,5 % avec 6,8 Md t-km.

Crédit photo CBRE

En 2016, la récolte de céréales a affiché une baisse historique. Une dégringolade qui a lourdement impacté le transport fluvial de marchandises. C’est du moins ce qui ressort du bilan annuel publié par Voies navigables de France (VNF) le 15 février.

Après un excès d’eau et un manque d’ensoleillement mi-2016 suivis d’une période de sécheresse à l’été, la campagne céréalière de l’an dernier a été l’une des pires de son histoire. Par répercussion, le transport fluvial de marchandises en a lourdement pâti. "Cette baisse conjoncturelle aura également des conséquences sur le premier semestre 2017", indique Voies navigables de France (VNF) dans son bilan annuel publié le 15 février.

En effet, en 2016, les trafics fluviaux chutent de 8,5 %, avec 6,8 Md t-km. En volume, cela s’est traduit par une baisse de 1,1 %, avec 52,7 Mt. Un ralentissement qui s’est autant fait sentir à l’import (- 8,2 %), à l’export (- 7,4 %), que sur les trafics intérieurs (- 9 %).

La filière énergie se contracte aussi

Si la filière agroalimentaire a globalement reculé de 19 %, la contraction de 13,6 % de la filière énergie a également participé à la diminution de l’activité fluviale. "Les fermetures des centrales à charbon, particulièrement celle de Vitry-sur-Seine, induisent une évolution structurelle de l’activité de la filière tandis que la diminution des flux de produits pétroliers est un phénomène beaucoup plus conjoncturel", distingue VNF.

Même tendance sur le segment de la métallurgie (- 10,4 %) qui a durement pénalisé les résultats du bassin de la Moselle (- 11,9 % en t-km). Les résultats de la filière engrais-chimie sont restés stables (- 0,5 %), avec une évolution légèrement favorable concernant la chimie (+ 0,4 %), en particulier sur le Rhin (+ 11,9 %) et la Seine  (+ 1,6 %).

Le marché de la construction à la hausse

Deux marchés ont cependant tiré leur épingle du jeu en 2016. L’augmentation de 5,4 % de la filière matériaux de construction s’est traduite par un accroissement de 2,5 % des trafics sur la Seine, dopés par une augmentation de l’activité travaux publics, et de 23,5 % sur le bassin rhénan qui a profité de la reprise des exportations de sable et de gravier au départ des ports français.

De son côté le trafic de conteneurs a progressé de 1,5 % en nombre d’EVP. Là aussi c’est la Moselle qui a enregistré la plus forte diminution (- 65,4 %), suivie par le couloir rhodanien qui a dégringolé de 8,5 % suite à un recul des conteneurs vides. En revanche, la Seine a affiché une croissance plus dynamique (+ 7,7 %,) tout comme le réseau Nord-Pas-de-Calais (+ 4,9 %).

Thème(s) associé(s)

Entreprises fluviales Ports

Auteur

  • Diane-Isabelle Lautrédou

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