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Train de fret Perpignan-Rungis, les clients se reportent sur la route

Actu-Transport-Logistique.fr | Ferroviaire | publié le : 11.07.2019 | Dernière Mise à jour : 11.07.2019

Le convoi quotidien sera arrêté ce vendredi 12 juillet 2019, faute de clients.

Crédit photo OC

Plutôt que d’attendre d’hypothétiques avancées d’ici décembre 2019, les clients du train de primeurs Perpignan-Rungis ont choisi la route pour acheminer leurs fruits et légumes. Le dernier convoi partira de Perpignan le 12 juillet 2019. 

C’est assurément l’aveu d’un échec. Celui de l’incapacité à s’inscrire dans l’avenir en garantissant le renouvellement du parc wagons d’une liaison fret à grande distance.

Une mobilisation en pure perte… pour l’instant

Inédite au plan du fret, la mobilisation de ces dernières semaines n’a donc pas suffi pour sauver la liaison fret Perpignan-Rungis. Le convoi quotidien sera arrêté ce vendredi 12 juillet 2019, faute de clients.

Comme le confirme un porte-parole de la SNCF, "les clients n’ont pas renouvelé leur contrat". Ils avaient déjà, semble-t-il, pris les devants puisque simplement quatre wagons avaient été chargés ce mardi 9 juillet contre une vingtaine d’ordinaire. Contrairement à ce qui avait été un temps envisagé, la liaison ne sera donc pas prolongée jusqu’en décembre 2019, date de changement du service annuel. C’est à cette échéance, en effet, que les wagons devaient être mis hors service à l’issue de quatre décennies d’utilisation.

Réunions ministérielles et actions à Toulouse

Visiblement, la proposition faite par l’opérateur ferroviaire n’a donc pas convaincu, celle de remplacer les wagons frigorifiques existants par des conteneurs. Réunion de la dernière chance ? Tout n’est pas fini pour autant. En prolongement de deux réunions déjà organisées en mai et juin, le ministère des Transports doit, en effet, recevoir un groupe de travail sur ce dossier le 17 juillet 2019. Mobilisé depuis l’origine, le syndicat CGT a d’ores et déjà prévu de réaliser une action lors du passage du dernier train à Toulouse ce vendredi.

La suppression éventuelle de cette liaison au profit de la route constitue assurément un très mauvais signal donné à la transition énergétique. Elle ne cadre pas non plus avec l’objectif européen de porter la part modale du fret ferroviaire à 30 % d’ici à 2030. Enfin, elle symbolise tout le décalage existant entre l’Allemagne qui pousse au développement du rail pour faire face aux enjeux environnementaux et la France qui, décidément, tarde à passer de la parole aux actes.

Auteur

  • Olivier Constant

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