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Thierry Nardy : "la manière de traiter le fret ne correspond pas à une vision à long terme et cohérente"

L'Officiel des Transporteurs | Ferroviaire | publié le : 17.07.2018 | Dernière Mise à jour : 17.07.2018

Le président du comité d’établissement de Fret SNCF Thierry Nardy évoque la décision de la direction financière de SNCF Mobilités de filialiser Fret SNCF.

Crédit photo DR

La direction financière de SNCF Mobilités a annoncé en comité d’établissement la filialisation de Fret SNCF pour le 1er juillet 2020. Le président du comité d’établissement de Fret SNCF Thierry Nardy donne son avis sur cette décision.

L’Officiel des Transporteurs : La réforme ferroviaire vient d’être adoptée. On parle de filialisation du fret…

Thierry Nardy : On nous a annoncé officiellement (le directeur financier de SNCF Mobilités, Ndlr) en comité de groupe, le 5 juillet, que Fret SNCF sera filialisé au 1 er juillet 2020. Je rappelle que Fret SNCF a été recapitalisé à hauteur de 850 M€ en 2005. Cet argent avait principalement servi à reconstituer le parc en engins moteurs. Il était assorti d’une condition, à savoir que nous devions, au bout de dix ans, être à l’équilibre financier ou du moins en avoir créé les conditions (marge opérationnelle à l’équilibre ou positive malgré l’endettement).

L’O.T. : Fret SNCF traîne également une dette abyssale…

T. N. : La dette a été causée par la perte du produit de nos trafics et par les intérêts faramineux que nous réglons aux banques. Nous leur versons 200 M€ d’intérêts par an, ce qui représente 67 % des pertes. On voit que la manière de traiter le fret ne correspond pas à une vision à long terme et cohérente.

Bien entendu qu’il est nécessaire de recapitaliser afin de pouvoir engager de nouveaux investissements. Comment peut-on travailler efficacement avec un effectif divisé par deux ? Avec des triages dans un état proche du pitoyable ? Nous sommes souvent contraints de stopper la production afin de les remettre en état… Quant au réseau capillaire, qui représente environ 30 % à 40 % de l’activité fret, il est pratiquement hors service… Aujourd’hui, rien n’est tracé, il n’existe pas de plan !

L’O.T. : Quel ressort reste-t-il ?

T. N. : Je pense que les Régions ont leur mot à dire, elles mettent souvent la main à la poche. Il faudrait placer tous les acteurs concernés autour d’une table au lieu de procéder comme le Premier ministre qui, un matin récent, a annoncé aux journalistes que le fret serait filialisé.

> Lire l'intégralité de l'article dans L'Officiel des transporteurs n° 2935 du 13 juillet 2018.

Auteur

  • Slimane Boukezzoula

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