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Le trafic ferroviaire sur la nouvelle Route de la Soie triplerait d'ici 2030

Actu-Transport-Logistique.fr | Ferroviaire | publié le : 07.05.2021 | Dernière Mise à jour : 07.05.2021

En 2020, 878 000 tonnes de marchandises ont été transportées par le rail via la nouvelle Route de la Soie selon les estimations de Roland Berger.

Crédit photo ©Armin Weigel/dpa/picture-alliance

Selon une étude réalisée par le cabinet de consulting Roland Berger pour UCI, le trafic ferroviaire entre le vieux continent et la Chine pourrait même tripler d’ici 2030.

La Fédération ferroviaire internationale UCI mise sur une poursuite rapide des échanges ferroviaires entre l’Europe et la Chine via la nouvelle route de la Soie. Selon une étude réalisée par le cabinet de consulting Roland Berger  pour UCI, le trafic ferroviaire entre le vieux continent et la Chine pourrait même tripler d’ici 2030. 

En 2020, 878 000 tonnes de marchandises ont été transportées par le rail, sans prendre en compte les marchandises transportées vers ou depuis la seule Russie, selon les estimations de Roland Berger. Le rail a notamment fortement bénéficié l’an passé de la pénurie en capacités maritimes, liée à la pandémie. 

Le succès du trajet "Nord"

Un doublement du fret ferroviaire entre l’Europe et Pékin pourrait déjà être possible d’ici 2025, selon Roland Berger qui souligne le succès du trajet "Nord" de la Route à travers la Mongolie et la Russie (Pékin-Moscou-Duisbourg-Rotterdam),  passé d’un niveau insignifiant voici 10 ans, à 700 trains par mois selon les auteurs de l’étude. Cette route pourrait tripler d’ici 2030. Les corridors "Central" via le Kazakhstan (Xian-Téhéran-Istanbul-Rotterdam) et "Sud" (d’abord ferroviaire puis maritime, les wagons étant chargés à bord de navires via la Mer Caspienne vers l’Azerbaïdjan, l’Ukraine et la Pologne), tous deux en phase de balbutiement,  pourraient pour leur part connaître une évolution similaire, sous l’impulsion de la demande de pays tels que l’Iran, la Turquie ou de l’Asie du Sud-est, à condition que soient remplies les conditions nécessaires que sont la stabilité politique et le développement des infrastructures.

Les associations de protection des droits humains font remarquer que les répressions dans le Xinjiang se sont durcies avec le développement des routes de la soie, la région peuplée de ouighours étant un important corridor pour le passage des trains."Le transport ferroviaire entre l’Europe et la Chine est deux semaines plus rapide et beaucoup moins cher que l’avion et permet de contourner l’obstacle de la piraterie en mer", souligne Ethan Shu, de la société Spedition Chinatrans International de Shenzhen, au sud de la Chine.

Auteur

  • Nathalie Versieux

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