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Le groupe Carrières du Boulonnais accélère dans le ferroviaire et le fluvial

Actu-Transport-Logistique.fr | Ferroviaire | publié le : 04.09.2019 | Dernière Mise à jour : 04.09.2019

L'un des 34 à 35 trains expédiés par semaine au départ de la carrière de Ferques. La production de cette carrière atteint 7 millions de tonnes depuis deux ans.

Crédit photo OC

Afin de faire face à l’augmentation des tonnages de granulats transportés par le rail, le groupe CB (Carrières du Boulonnais) investit dans deux de ses installations du Nord de la France et de l’Ile-de-France. Des développements sont également prévus dans la voie d’eau. 

C'est un véritable poids lourd du fret ferroviaire qui accroît sa présence tant dans le Nord qu’en Ile-de-France. Exploitant à Ferques, dans le Pas-de-Calais, la plus importante carrière de France (7 millions de tonnes par an), le groupe Carrières du Boulonnais (CB) assure à lui seul, en effet, désormais 25 % du fret ferroviaire de granulats en France. Cette part n’était que de 15 % en 2013.

Une quatrième plateforme ferroviaire

Détonateurs de cette croissance exponentielle des tonnages remis au rail, les chantiers du Grand Paris au sens large nécessitent aujourd’hui d’importants investissements dont certains sont déjà en cours d’achèvement. 

Le premier figurant au calendrier est celui d’Emerainville (Seine-et-Marne) où une nouvelle installation terminale embranchée (ITE) est devenue opérationnelle au cours de la troisième semaine d’août 2019. Au terme d’un investissement légèrement supérieur à 3,5 millions d’euros (M€), cette infrastructure comprend deux voies de déchargement à même de recevoir des convois de 400 mètres de long chargés à 1 500 tonnes nettes.

En régime de croisière, cette plateforme verra passer un trafic de 300 000  onnes par an. Elle s’ajoutera, ainsi, au réseau actuel de plateformes situées à Mitry-Mory (1,1 million de tonnes par an), Limay (500 000 tonnes) et Rieux (150 000 tonnes). 

Nouveau terminal ferroviaire à Ferques

Mais c’est incontestablement à Ferques, près de Boulogne-sur-Mer, que les plus gros investissements seront réalisés. Car il s’agit de construire un nouveau terminal ferroviaire, lequel permettra de faire passer les tonnages remis au rail de 2,5 millions de tonnes par an à 4 millions de tonnes. Il comprendra 6 voies de 800 mètres de longueur. Surtout, il sera innovant. Il sera, en effet, équipé de robots de traction électriques asservis aux tapis de chargement. Il en résultera des gains de temps sur le chargement des rames de l’ordre de 30 à 40 % par rapport à la situation actuelle. 

Commentant cet investissement de 10,5 M€ qui deviendra opérationnel à l’été 2020, Pierre Proy, directeur général de la filière granulats du groupe CB, explique que "nous faisons là un double pari : celui de diminuer le nombre de camions circulant sur de longues distances, de l’ordre de 200 à 250 km, et de réduire significativement la part du camion sur les distances inférieures à 100 km, ceci à une échéance de 5 à 10 ans. La capacité de chargement du nouveau terminal qui sera, à terme, d’environ 50 trains par semaine au lieu des 35 actuels, nous offrira donc cette possibilité;"

Recours accru au fluvial également 

Si le groupe CB n’exclut pas d’équiper d’autres sites d’extraction d’ITE tel que celui de Maubeuge, il entend aussi faire de la voie d’eau l’un de ses chevaux de bataille pour limiter l’usage de la route. Deux de ses quatre installations embranchées étant déjà trimodales, il va donc pouvoir supprimer une rupture de charge à Limay, près de Mantes-la-Jolie, à partir de 2020.

"Nous allons, en effet, mettre en place un tapis transporteur de 500 m de longueur qui fera la jonction entre notre plateforme ferroviaire et notre quai de chargement de péniches / barges. L’investissement sera de l’ordre d’un million d’euros et permettra d’optimiser le transbordement fer/fluvial qui représente 70 à 80 % du trafic de la plateforme", ajoute le dirigeant.  C’est un projet identique qui sera mis en œuvre à Rieux, près de Creil.

L’échéance de réalisation est, toutefois, plus lointaine, puisqu’elle se situe à un horizon de 3 à 4 ans. Ses tonnages devraient, dans le même temps, être doublés.

 

Auteur

  • Olivier Constant

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