Menu
S'identifier

Fret ferroviaire : la Sem Fer Val de l'Indre porte deux dossiers de développement

Actu-Transport-Logistique.fr | Ferroviaire | publié le : 03.09.2020 | Dernière Mise à jour : 03.09.2020

Une des 80 circulations de la ligne Argy-Buzançais en 2019.

Crédit photo Olivier Constant​​​​​​​

Aux côtés d’une Région Centre-Val de Loire qui démultiplie ses interventions en faveur du développement du fret ferroviaire, la société d'économie mixte (SEM) Fer Val de l'Indre est tout aussi active. Au-delà de la création d’une plateforme multimodale à Buzançais, elle souhaite voir réactiver la ligne capillaire fret Buzançais-Loches en prolongement de la mise en place d’un bail emphytéotique.

Près de trente ans après sa création, la société d'économie mixte Fer Val de l'Indre fourmille de projets. Le plus avancé est sans conteste la création d’une plateforme multimodale à Buzançais. Déjà, la structure a procédé aux acquisitions foncières des terrains situés sur une zone d’activité économique. Elle a par ailleurs débarrassé l’emprise des friches industrielles qui l’encombraient.

Appel du pied

Désormais, la balle est dans le camp de l’État, la Région Centre-Val de Loire et la SNCF pour en faire un outil au service du report modal. Christophe Vandaele, président du conseil d'administration de la société d'économie mixte Fer Val de l'Indre indique en effet que "nous ne pouvons pas mener à bien ce projet tout seuls". Avant d’ajouter "qu’au-delà des céréales qui transitent par la ligne Argy-Buzançais-Châteauroux, nous pourrions ainsi également charger du vrac et répondre aux besoins des entreprises industrielles du Buzançais désireuses de s’inscrire dans le report modal".

Des coûts de modernisation divisés par quatre

Pleinement consciente de la dangerosité de l’axe routier Châteauroux-Tours et des émissions polluantes qui en découlent, la SEM Fer Val de l’Indre milite également pour la réactivation de la ligne Buzançais-Loches (45,2 km). D’autant que cette réouverture permettrait aux convois chargés à Argy de gagner près d’une centaine de kilomètres via l’itinéraire existant par Châteauroux. "Nous demandons donc à ce qu’une étude de remise en état de la ligne soit inscrite dans le contrat de plan Etat-Région. Une opération de débroussaillage de la voie a d’ailleurs déjà été conduite jusqu’en 2018 à la faveur d’un chantier réalisé par l’entreprise d’insertion Solidarité Accueil. Pour autant, il existe une autre solution qui consisterait à nous voir confier cette voie unique via un bail emphytéotique. Nous avons prouvé, en effet, que nous étions capables de remettre en état une voie avec des coûts inférieurs d’un facteur 4 comparés à ceux de SNCF Réseau. Les travaux de remise en état des six kilomètres de notre voie privée nous ont coûté seulement 320 000 € en 2015."

Trafic en hausse

En attendant, le trafic remis au rail augmente sur la ligne existante. Au départ du site de stockage d’Argy – où sont regroupés quatre négociants de l’Indre –, ces tonnages ont atteint près de 110 000 tonnes en 2019 au travers de la circulation de quatre-vingt trains, dont une part était à destination du Grand Port Maritime de La Rochelle. À ces tonnages s’ajoutent ceux remis par la coopérative Axéréal au départ du site de Saint-Maur.

Auteur

  • Olivier Constant

Les plus lus

Div qui contient le message d'alerte

Se connecter

Identifiez-vous

Champ obligatoire Mot de passe obligatoire

Mot de passe oublié

Déjà abonné ? Créez vos identifiants

Vous êtes abonné, mais vous n'avez pas vos identifiants pour le site ? Remplissez les informations et un courriel vous sera envoyé.

Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format