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Cabinet de conseil

La tendance à la relocalisation vue par Mews Partners

Supply Chain Magazine | Dossiers supply chain | publié le : 14.05.2020 | Dernière Mise à jour : 14.05.2020

Christophe Bressange, associé senior chez Mews Partners

Crédit photo Mews Partners

Comment la crise du Covid nous incite-t-elle à repenser le modèle de la Supply Chain ? Lors d’un webinaire organisé la semaine dernière, le cabinet de conseil Mews Partners a tenté d’apporter quelques éléments de réponse à la question. « La pression à court terme va avant tout se porter sur les stocks, car l’enjeu du moment pour les entreprises est la trésorerie » nous a confié Christophe Bressange, associé senior chez Mews Partners, en précisant par expérience qu’une analyse en détail des stocks conduit le plus souvent à trouver des pistes d’optimisation du BFR sans pour autant pénaliser le taux de service. Mais une des choses que cette crise sanitaire mondiale aura fait nettement ressortir, c’est la nécessité de réfléchir à une évolution des schémas d’approvisionnement. « Cela n’a fait que souligner des choses que l’on savait déjà, comme la grande dépendance des industries pharmaceutique, automobile et high-tech vis-à-vis de l’Asie, et la quasi disparition sur notre territoire des outils de production dans le textile et les matériels médicaux » constate Christophe Bressange. Pour lui, le modèle basé essentiellement sur l’achat de matières premières et de composants dans les pays à bas coûts de main d’œuvre, et sur un assemblage en Europe, va être amené à évoluer avec une probable relocalisation d’une partie de la production dans certaines industries. Certes pour réduire les risques, mais aussi pour améliorer le bilan carbone, jusque-là rarement pris en considération dans l’équation du coût complet, et qui devrait davantage peser dans la balance du fait de la plus grande sensibilité de consommateurs se disant prêts à payer un peu plus cher pour acheter local. Reste que relocaliser n’est pas la solution miracle, ni la seule réponse : au-delà des problèmes de coûts et d’investissements, il y a aussi des compétences et des expertises à redévelopper. « Dans un premier temps, il faut lancer une démarche analytique, type de produits par type de produits, pour définir a minima si le multisourcing présente de l’intérêt sur des composants stratégiques, avant de se poser la question de relocaliser ou de basculer vers un sourcing de proximité, peut-être en Europe de l’Est » précise Christophe Bressange. Ce genre de mission peut être relativement rapide, Mews Partners l’a d’ailleurs mené récemment (avant la crise du Covid-19) pour le compte d’un distributeur de meubles qui envisageait une évolution de son sourcing lointain et voulait en connaître l’impact sur le prix de vente au consommateur. En revanche, la mise en œuvre d’un tel projet s’étale sur plusieurs années. JLR

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Auteur

  • Jean-Luc Rognon

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