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To deal or not to deal

Éditorial | publié le : 01.11.2019 | Dernière Mise à jour : 07.11.2019

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To deal or not to deal

Crédit photo Jean-Luc Rognon

Trois jours avant la date fatidique d’un éventuel Brexit en mode « no deal », c’est par un tweet de l’autre Donald (Tusk, pas Trump) que l’on apprend que l’UE accepte l’idée d’un nouveau report au plus tard le 31 janvier 2020. Comme souvent depuis le début de ce feuilleton, rien n’est simple, car les Vingt-Sept introduisent la notion de « flexibilité » : le Royaume-Uni pourrait éventuellement sortir de l’UE plus tôt, le 30 novembre ou le 31 décembre, dès qu’il aura approuvé le nouvel accord de retrait auquel le gouvernement de Boris Johnson est parvenu avec Bruxelles. Et le même jour, on apprenait que la Chambre des communes rejetait la proposition du gouvernement d’organiser des élections anticipées pour tenter de sortir de l’ornière d’un parlement britannique extrêmement divisé.

À l’heure où nous écrivons ces lignes, nous voilà un peu Gros Jean comme devant. Bruxelles insiste sur le fait qu’il est désormais hors de question de renégocier le nouvel accord qui règle enfin le point bloquant du régime douanier et de la TVA en Irlande du Nord. C’est vrai quoi, la patience des hommes politiques et des diplomates a des limites ! Mais qui se soucie de celle des directeurs supply chain dans cette affaire ? Doivent-ils se réjouir ou se lamenter ? Je les sens à la fois rassurés et inquiets. Rassurés, parce que l’ombre du « no deal » devrait à nouveau s’éloigner, et que le 31 octobre, à l’approche des fêtes de fin d’année, était vraiment le pire timing possible. Mais inquiets, car sur le continent comme au Royaume-Uni, la plupart des entreprises concernées par les risques du Brexit ont anticipé en se constituant des stocks de sécurité. Comment gérer tout cela désormais ? Consommer ses stocks en se disant qu’on a le temps de voir venir, puisque le scénario d’un Brexit avec deal ouvre la perspective d’une période de transition, avec la poursuite du libre-échange au moins jusqu’à fin 2020 et au plus tard à la fin 2022 ? Ou bien les conserver, avec les coûts récurrents que cela entraîne, pour ne pas prendre le risque de devoir les recréer en catastrophe en cas de nouveau rebondissement du feuilleton ?

« That is the question », aurait dit l’illustre William. En plus, ces stocks de sécurité sont là aussi pour permettre à l’entreprise de pouvoir réagir plus rapidement que ses concurrents à de nouvelles commandes de ses clients ou de ses prospects. Dans ce cas, le Brexit pourrait même avoir un effet d’aubaine pour ceux qui s’y seraient le mieux préparés. « Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté », disait Winston Churchill. Le problème, c’est que le vieux lion n’est plus à la barre pour démêler le nœud gordien du Parlement britannique…

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Auteur

  • Jean-Luc Rognon

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Supply Chain Magazine I Éditorial

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