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Petit Bateau fait monter en puissance son nouvel entrepôt

Enquête | Textile | publié le : 01.09.2019 | Dernière Mise à jour : 06.09.2019

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Petit Bateau fait monter en puissance son nouvel entrepôt

Crédit photo Vincent Lepercq

Réunion de deux anciens sites, la plateforme de 42 000 m2 de Petit Bateau de Buchères, au sud de Troyes, a récupéré en mai 2018 les flux d’un troisième site, sous-traité chez un prestataire à Casablanca. La filiale du groupe Yves Rocher y a en effet rapatrié sur 4 000 m2 une activité assez exigeante en termes de qualité de service dédiée à ses clients GMS de France/Benelux/Italie. « Pour la grande distribution, la marchandise peut être refusée et des pénalités appliquées si les créneaux de livraison d’une demi-heure ou d’une heure ne sont pas respectés », souligne Jérôme Lansoy, ex-directeur supply chain textile de Carrefour France et directeur supply chain de Petit Bateau depuis juin 2017. « Cette relocalisation n’a pas augmenté nos coûts logistiques, et nous a permis d’augmenter de plus de 20 points notre taux de service. Le taux de respect des livraisons est de 96 %. » Cela a aussi conforté l’emploi sur Troyes et son parc logistique de l’Aube, où plusieurs marques d’habillement investissent, Lacoste notamment.

Croissance et performance

Mis en route en avril 2016 et peu mécanisé, Buchères est face à deux défis. Accompagner l’internationalisation et suivre la croissance du e-commerce (20 % du CA). « L’entrepôt, qui est flexible, s’est donc adapté. Développer des boutiques change la manière de faire de la supply. Le profil des commandes est différent, cela demande plus de réactivité et de rigueur, afin d’optimiser le taux de service », nous explique Jérôme Lansoy. « Nous avons alloué davantage de place au schéma de préparation des commandes, boutique et en ligne, en optimisant et en réduisant de moitié l’espace réservé jusque-là au déstockage. Avant, l’entrepôt fonctionnait avec un unique cut-off à 14 heures. En mettant plusieurs cut-off en fonction des heures d’enlèvement, jusqu’à 16h30/17 heures, nous avons augmenté notre capacité à traiter les commandes dans la journée et à réduire nos délais de livraisons (de 5 à 3 jours) pour le réassort de nos boutiques en France. Par ailleurs, nos équipes de préparation de commandes arrivaient auparavant en même temps que celles en charge de l’ordonnancement et du réappro, ce qui pouvait nous faire perdre une 1/2 heure à 1 heure, le temps que les tâches d’ordonnancement et de réappro soient effectuées. Elles démarrent désormais une heure plus tôt. De plus, en optimisant le flux informatique, les commandes arrivent dès 5 heures du matin, et non plus à 6 heures quand les préparateurs prennent leur poste. »

Le pilotage de la performance et les processus ont également été affinés. Buchères a par exemple arrêté de contrôler si des vêtements ont des défauts non détectables à l’œil nu (pour les envoyer vers le circuit outlets), car cette tâche est déjà effectuée en usine. Cela a dégagé des heures pour traiter des commandes. « Ce qui a changé, c’est qu’il y a beaucoup plus de points de gestion et de commandes pour une volumétrie égale, avec moins de pièces par commande pour le e-commerce, les boutiques, voire les clients tiers. Il faut donc travailler sur l’accessibilité du stock et la manière d’ordonnancer les commandes. » Faut-il faire une ramasse groupée de plusieurs commandes à ventiler ensuite ou préparer une seule commande à la fois ? « Avec une distribution omnicanale, il est nécessaire d’avoir 3 ou 4 circuits de préparation de commandes adaptés à chaque canal de distribution et de profil de commandes », nous répond Jérôme Lansoy.

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Auteur

  • Vincent Lepercq

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