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Agriculture

L’heure de la récolte a enfin sonné pour SC Trace

L’essentiel | Zoom | publié le : 01.06.2019 | Dernière Mise à jour : 07.06.2019

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L’heure de la récolte a enfin sonné pour SC Trace

Crédit photo Jean-Luc Rognon

Dans le secteur des semences et de la protection des plantes, SC Trace est un projet interprofessionnel inédit en Europe. Initié en France fin 2010, il vise à standardiser et harmoniser les pratiques logistiques et de traçabilité pour l’ensemble de la profession. Neuf ans après, on peut parler de généralisation, même si la filière n’a pas encore basculé à 100 %.

Fin 2018, les autorités françaises détectent des traces infimes de colza transgénique GT 73, non autorisé dans l’Union européenne, dans un lot de semences de colza du semencier Dekalb Exception (groupe Bayer/Monsanto), issues d’Espagne et d’Argentine.

Pour éviter toute contamination transgénique, la DGAL (Direction générale de l’alimentation) met alors en place un protocole organisant le retrait des semences incriminées chez les distributeurs et la destruction des plants chez les agriculteurs ayant déjà semé ce colza. Trois lots de semences étaient concernés.

En février, une première estimation fait état de 700 exploitations agricoles concernées et de 8 000 hectares de cultures à détruire, mais, principe de précaution oblige en l’absence de données précises côté distributeurs, c’est finalement 18 000 ha de colza qui ont dû être arrachés en France (avec indemnisation des agriculteurs par le semencier), a-t-on appris récemment.

Cette affaire du colza contaminé met en lumière la nécessité d’une bonne traçabilité sur les flux amont de l’approvisionnement des exploitations agricoles, depuis les fournisseurs jusqu’aux distributeurs et aux coopératives. Et cela tombe bien, puisque c’est justement l’objet du projet SC Trace, dont tous les livrables sont désormais mis à disposition de toute la filière agricole depuis l’année dernière.

Traçabilité et gestion des stocks

À ses origines, en 2010, SC Trace est une initiative d’harmonisation et de standardisation des bonnes pratiques logistiques et de traçabilité ascendante et descendante des produits phytosanitaires et des semences pour l’ensemble de la profession. Il s’agit de mettre en place une approche commune et transversale entre fournisseurs et semenciers (comme Bayer, BASF, Dow, Limagrain ou Syngenta) et la distribution (coopératives et négociants agricoles), en lien avec l’association Agro EDI Europe. L’objectif est d’améliorer la gestion des stocks et de gagner du temps (plus besoin de réétiquetage) dans la réception, l’entreposage, la manutention et la mise à jour d’informations (code article, numéro de lot, date de production), dans le cadre d’un projet de filière entre industriels et distributeurs.

Les premiers travaux ont démarré en 2011, pour déboucher sur le développement en 2012 des premières recommandations, basées sur l’étiquetage des palettes, bidons et cartons, avec un code 2D Datamatrix, GTIN, le code SSCC et les standards Edifact (notamment les messages Desadv).

À partir de là, commence la mise en œuvre, relayée par les différentes organisations professionnelles du secteur (Coop de France, FNA, UFS, UIPP). « Aujourd’hui, nous pouvons dire que les recommandations SC Trace sont suivies pour 100 % des produits phytosanitaires vendus en France, qui ont tous désormais un code 2D. Mais côté distributeurs, la mise en œuvre est encore en cours, car elle a tendance à s’intégrer dans une réflexion plus globale de changement d’ERP, avec un investissement non négligeable », nous a confié, Gaëlle Cheruy Pottiau, directrice générale adjointe d’Agro EDI Europe, à l’issue d’un webinaire qu’elle a récemment organisé pour donner une vue d’ensemble des recommandations SC Trace.

En fait, ce sont les mesures réglementaires de la loi d’avenir agricole, annoncée en 2014, qui ont boosté la mise en œuvre côté produits phytosanitaires (voir encadré). La présence du numéro de lot et de la date de fabrication dans le code Datamatrix sur chaque unité de manutention permettait ainsi de répondre de façon fiable et systématique à la nouvelle obligation d’inscrire ces éléments dans le registre des ventes des distributeurs. Après plusieurs reports, cette loi est désormais en application et les contrôles ont commencé depuis le début de l’année. Les distributeurs ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas…

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Auteur

  • Jean-Luc Rognon

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