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Cécile Jarleton, doctorante en psychologie du travail, membre du Lab RH

« Une notion sans fondement scientifique »

Management | Témoignages | publié le : 01.03.2019 | Dernière Mise à jour : 12.03.2019

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« Une notion sans fondement scientifique »

Crédit photo MJ

Parce qu’elle renvoie à des registres très divers, l’expression soft skill alimente un certain halo de confusion. « Il existe un amalgame entre traits de personnalité, état émotionnel et compétence », note Cécile Jarleton, doctorante en psychologie du travail, membre du Lab RH. S’ils ne relèvent pas d’une définition scientifique, les soft skills, pris chacun isolément, font en revanche tous l’objet de recherches scientifiques. Bref, il est hasardeux de définir les soft skills dans leur ensemble, mais il est légitime et possible d’appréhender telle ou telle compétence ou disposition qualifiée de soft skill.

Peut-on tout de même, a minima, tenter de définir ce concept qui trouve un écho grandissant dans les entreprises, chez les consultants spécialisés et dans les médias ? « Les soft skills ont en commun d’avoir trait à l’humain, à la connaissance de soi et des autres, ainsi qu’aux relations interpersonnelles. C’est sans doute la définition la plus “scientifique” que l’on puisse en donner », relève Cécile Jarleton.

Compétences ou traits de personnalité ?

La psychologue insiste en revanche sur la nécessité de bien différencier les compétences et les traits de personnalité. Une compétence désigne la mobilisation et la combinaison de ressources intrinsèques à l’individu, dans une situation professionnelle donnée et dans le but de produire une performance, alors qu’un trait de personnalité n’est nullement lié à la performance au travail. Les compétences peuvent se travailler, pas les traits de personnalité.

Quelques exemples : L’extraversion ou l’ouverture d’esprit sont des traits de personnalité. Le bien-être, l’engagement, la motivation sont des états émotionnels. L’art oratoire, la créativité, le sentiment d’efficacité personnelle sont des compétences. Ce que l’on qualifie de soft skills appartient à la catégorie des compétences. « Le fait de rappeler la définition de la notion de compétence permet d’éviter les amalgames et de partir dans de mauvaises directions. On évitera ainsi de s’échiner à tenter de former les gens à la motivation ou à l’extraversion. Car on ne peut apprendre à devenir motivé ou extraverti », souligne Cécile Jarleton.

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