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Distribution et logistique urbaine

Formation | Master GPLA – Paris Nanterre | publié le : 01.03.2019 | Dernière Mise à jour : 12.03.2019

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Distribution et logistique urbaine

Crédit photo Muriel Jaouën

Créée il y a huit ans, la formation de Paris Nanterre fait la part belle, dans son année de spécialisation, à la recherche et aux travaux de groupe en mode projet.

Il a pris la direction du master Gestion, production, logistique, achats (GPLA) de l’université de Paris Nanterre il y a dix-huit mois. Arrivé de l’université de Nantes avec un bagage reconnu dans le domaine de la distribution, notamment e-commerce, et de la logistique urbaine, Bruno Durand entend bien muscler ces deux axes d’expertise dans le corpus pédagogique de la formation parisienne. « Plus le paysage français des formations supérieures en logistique se densifie, et plus il est important de proposer des ressorts de différenciation », souligne-t-il. Une stratégie de positionnement facilitée par la jeunesse de la formation créée il y a seulement huit ans, et donc encore aisément malléable dans ses contours.

Parité fille-garçon

Pour être admis au sein du GPLA de Nanterre, il faut le mériter. Sur les 300 dossiers de candidature étudiés en entrée de M1, seule une trentaine sera retenue après l’étape des entretiens individuels. Avec les désistements de dernière heure, ils seront finalement autour de 25 à franchir la porte du master. Comme la plupart de ses coreligionnaires, le directeur du GPLA mise au maximum sur la diversité des profils dans la constitution des promotions. Cette année, le M2 compte 22 étudiants : onze filles, onze garçons, onze issus du M1 de Nanterre, onze d’autres universités, neuf étudiants français et treize autres venus d’Europe, du Maghreb, d’Amérique du Sud, de Chine. Les cours étant dispensés en français, la condition systématiquement requise pour les étudiants non nationaux est d’avoir une bonne maîtrise de la langue de Molière.

Pour l’essentiel de sa charpente, le master répond aux normes académiques qui régissent les formations universitaires. Un M1 plutôt généraliste, où les étudiants suivent un tronc commun leur permettant d’acquérir les compétences et savoirs des différents domaines de la gestion : finances, marketing, ressources humaines, systèmes d’information et gestion de projet, audit et contrôle de gestion, droit (fiscalité, droit des sociétés, droit des contrats), sans oublier la pratique de l’anglais. Le tout est dispensé sur le campus de Nanterre.

Anglais et compétences additionnelles

Durant le M2, plus franchement spécialisé en gestion de production, logistique et achats, les étudiants se frottent aux grandes problématiques de la supply chain, notamment en termes d’achat, d’approvisionnement, de production, de distribution, de logistique urbaine et de gestion des retours. Et toujours l’anglais. « Nous essayons de tirer au maximum profit des apports du génie industriel, du contrôle de gestion, et de l’approche ERP pour offrir un éclairage sur les grandes problématiques opérationnelles et stratégiques du supply chain management », commente Bruno Durand. La spécialité étant construite en partenariat avec l’université Paris-Dauphine, et plus particulièrement la spécialité Management des processus de production de biens et de services, les étudiants effectuent leur M2 dans un lieu unique commun aux deux universités, à savoir le pôle universitaire Léonard de Vinci de La Défense.

Les étudiants peuvent en outre accéder à une large gamme d’enseignements ou d’activités en plus de leur formation de M1 ou de M2, afin d’acquérir des compétences additionnelles (activités culturelles, sportives, de recherche, engagement solidaire, langues vivantes et anciennes, modules de professionnalisation/sensibilisation à l’entrepreneuriat, etc.).

Plateforme internet dédiée à l’emploi

Une fois le master en poche, les jeunes diplômés doivent pouvoir s’insérer rapidement comme cadres au sein d’un éventail élargi de fonctions : management intégré de la chaîne logistique, management de la production de services, management de projet, contrôle de gestion (industriel), audit opérationnel ou encore conseil (junior) dans les domaines précités.

L’université accompagne les étudiants dans leur recherche d’emploi (CV, lettre de motivation, entretien, etc.) et organise régulièrement des événements (forum annuel, rencontres thématiques, ateliers collectifs, etc.). Une plateforme internet permet d’accéder aux offres et facilite le lien entre étudiants et entreprises.

L’immersion dans le monde du travail est accélérée par un stage de fin d’études qui peut durer jusqu’à six mois. La moitié des étudiants finira par intégrer l’entreprise dans laquelle ils ont fait leur stage. Mais avant de choisir leur employeur potentiel, les futurs professionnels auront été incités à confronter les apprentissages théoriques à la réalité des métiers.

Clé de voûte de la pédagogie, le projet mémoire recherche est un travail de groupe réunissant durant quatre mois de trois à cinq étudiants autour d’une problématique liée à l’innovation (blockchain, IA, usine du futur, etc.), et au terme duquel ils doivent produire un mémoire de 40 pages et le soutenir devant un jury. « L’objectif est de les pousser à un réflexe de collecte permanente d’informations, de les encourager à interviewer des spécialistes, à capitaliser sur leurs lectures. Pour les quelques étudiants qui poursuivront leurs études avec un doctorat, cette approche constitue une excellente préparation à la recherche. Et pour les autres, c’est un excellent levier de familiarisation avec les enjeux de leur métier futur », note Bruno Durand.

Partenariat avec les entreprises

Cependant, le lien avec l’écosystème de la supply chain tient surtout à une forte politique de coopération avec les entreprises. « La réussite de l’intégration de nos étudiants de master 2 passe par la magie des 3 E : étudiants – enseignants – entreprises », lance le directeur du master GPLA.

Dernier exemple de cette stratégie : le partenariat noué avec PTV Group, éditeur internationalement reconnu dans l’optimisation des tournées. « Notre objectif est de sensibiliser, au sein de la supply chain, de futurs décideurs et prescripteurs aux apports de nos logiciels, en misant notamment sur une acceptation plus immédiate des générations digital natives. De fait, les premiers échos s’avèrent très positifs », explique Marc Dalbard, directeur Strategic Business Development PTV Group.

Dans le cadre de cette collaboration avec l’université de Nanterre, l’éditeur met à disposition sa solution logicielle PTV Route Optimiser en mode SaaS. Munis d’un code d’accès, les étudiants pourront se connecter à distance à la plateforme et travailler sur un jeu de données concocté par PTV Group, afin de déterminer le meilleur scénario en jouant sur les différents paramètres d’optimisation. Les résultats seront analysés et commentés par l’enseignant-chercheur responsable de la formation et par un expert en optimisation de l’éditeur.

Et pour que chaque partie puisse tirer profit de ce partenariat, les étudiants de ce M2 auront un accès prioritaire aux offres de stage proposées par PTV Group. Un rapprochement de ce type est pour une entreprise synonyme de vivier potentiel de compétences. L’éditeur a d’ailleurs accueilli cette année un premier étudiant pour un stage de six mois. « Et ce n’est qu’une première étape de collaboration. Nous travaillons d’ores et déjà avec l’équipe du GPLA sur un futur projet de recherche, toujours autour de l’optimisation en milieu urbain », note Marc Dalbard.

Repères

Master M1 et M2 Gestion, production, logistique, achats (GPLA) de l’université de Paris Nanterre

Diplôme national inscrit au RNCP.

Niveau de sortie : bac+5.

Lieu : université de Nanterre (M1), pôle universitaire Léonard de Vinci, Paris-La Défense (M2).

Effectif des promotions : entre 20 et 25 étudiants.

Durée : 16 semaines (500 heures) par an, hors stage.

Débouchés : supply chain manager, contrôleur de gestion, responsable gestion de la production, responsable gestion industrielle et logistique, consultant ERP fonctionnel.

Coût : 233 €/an + 90 € de contribution à la vie étudiante et du campus.

Quelques anciens

Anastasia Svitailova, chef de produit junior, groupe Fnac Darty (promotion 2016-2017).

André Ke, consultant SAP, CGI (promotion 2016-2017).

Laura Torres Montalvo, supply chain planner, groupe Idkids (promotion 2017-2018).

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Auteur

  • Muriel Jaouën

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