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Le digital en met plein la vue

Tendance | Transports internationaux | publié le : 01.12.2018 | Dernière Mise à jour : 12.12.2018

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Le digital en met plein la vue

Crédit photo Armindo Dias

À l’international, la digitalisation des opérations de fret maritime, routier, aérien ou ferroviaire ne va clairement pas passer inaperçue. Une multitude de nouveaux outils accélèrent l’accès à l’information, améliorent la traçabilité des flux ou ouvrent des perspectives en matière de transparence tarifaire.

Tout un symbole. Les armateurs CMA CGM, A. P. Moller-Maersk, Hapag-Lloyd, MSC et Ocean Network Express (One) ont décidé de créer une association afin de jeter les bases d’une numérisation, d’une standardisation et d’une interopérabilité communes dans leur secteur, conscients qu’il convient désormais de réduire au maximum les formalités administratives de leurs clients et de leur apporter un peu plus de transparence grâce aux nouvelles technologies. « C’est le bon moment, car les technologies émergentes créent de nouvelles opportunités pour les clients », a déclaré, à l’occasion de la création de cette association, André Simba, le porte-parole du groupe et DSI de MSC.

Mais les armateurs n’ont pas vraiment d’autre choix que de se « digitaliser », dans la mesure où des solutions apparaissent déjà sur le marché, avec la promesse de franchir des paliers importants en matière de traçabilité et de tarification. « Dans le fret maritime, chargeurs et transitaires ont à faire face à un manque de traçabilité sur leurs marchandises, alors que c’est un enjeu devenu essentiel pour eux, estime ainsi Floriane Crickx, directrice commerciale France, Espagne, Benelux et Amérique latine de la société allemande de suivi de conteneurs maritime Ocean Insights. Or, les armateurs manquent encore dans leur grande majorité d’outils et de systèmes d’information performants, certains communiquant encore de façon manuelle ou avec de simples tableaux Excel. Les informations qu’ils fournissent sont donc souvent incomplètes ou opaques. » Faute de données pertinentes fournies en temps voulu, des surstocks alourdissent la supply chain, et des surestaries inutiles (taxes d’immobilisation des conteneurs dans les ports) sont acquittées par les affréteurs.

Plusieurs gains avérés

Les nouveaux outils digitaux et autres plateformes collaboratives facilitent les échanges d’informations entre partenaires et promettent un suivi temps réel ou quasi-temps réel des flux, surtout s’ils sont couplés à des systèmes IoT. Leurs utilisateurs peuvent envisager d’échanger seulement 10 e-mails pour un dossier de fret maritime, de réduire leurs stocks en transit d’une journée, ou d’au moins 10 %, de baisser leur lead time de 20 %, d’enregistrer une économie sur leurs coûts de transport de 5 %, de bénéficier d’ETA d’une fiabilité d’au moins 90 %. Et le montant total annuel de leurs surestaries peut baisser de plusieurs millions d’euros !

Avec la digitalisation, les choses devraient aussi bouger en matière tarifaire. Les outils et solutions auxquels commencent à avoir accès les donneurs d’ordre permettent de connaître les prix du marché et leurs évolutions, en plus d’obtenir des cotations en seulement quelques secondes. Et là aussi, leurs utilisateurs peuvent s’attendre à enregistrer des gains significatifs. Des solutions permettent d’accéder à des prix calculés au plus juste et d’enregistrer une économie sur ses coûts de transport de 20 à 30 %. D’autres évitent d’avoir à payer 2 000 ou 3 000 dollars de plus pour un conteneur maritime de 40 pieds effectuant un trajet entre le continent européen et l’Amérique du Nord, atout particulièrement important aujourd’hui avec deux guerres commerciales qui ne disent pas leur nom, celle entre les États-Unis et l’Europe et celle entre les États-Unis et la Chine. « Le prix du baril de pétrole fluctue, et dans deux ans, une nouvelle législation sur le sulfure devra être respectée par les compagnies maritimes », relève aussi Antoine Martin. Le directeur commercial France de la plateforme de comparaison de tarifs de fret maritime Xeneta estime que cela impactera peut-être aussi leurs tarifs. « Il y a aujourd’hui un frémissement dans le secteur du transport international de marchandises grâce aux nouvelles technologies, mais il convient encore de faire de la pédagogie auprès des chargeurs et des commissionnaires », estime de son côté Julien Cote, Pdg de Wakeo, plateforme collaborative SaaS de visibilité en temps réel de flux de transport B to B.

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Auteur

  • Armindo Dias

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