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Biocoop change d’échelle en logistique

L’essentiel | Zoom | publié le : 01.12.2018 | Dernière Mise à jour : 12.12.2018

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Biocoop change d’échelle en logistique

Crédit photo Nathalie Bureau du Colombier

Les quatre plateformes logistiques Biocoop étant devenues trop limitées pour accompagner la croissance des volumes, le groupe coopératif s’était donné deux ans pour changer d’échelle et migrer vers des bâtiments plus vastes. Après la mise en service cet été de la plateforme de Damazan, Biocoop a inauguré, début novembre, 28 000 m2 à Noves. Les deux derniers déménagements sont au programme.

L’appétit croissant des Français pour le bio fait les beaux jours de Biocoop. L’enseigne compte déjà 500 magasins dans l’Hexagone et continue à en ouvrir, au rythme d’une soixantaine par an. Le groupe coopératif, qui détient près de 15 % de parts de marché de la distribution du bio en France, avait anticipé une partie de cette croissance dans son schéma directeur logistique qui date de 2015. « Réactualisé au dernier trimestre 2016, ce schéma a permis de définir clairement notre besoin de surfaces logistiques pour accompagner la croissance du réseau pour les neuf prochaines années, à savoir quatre plateformes multitempératures. Les emplacements ont été choisis de manière à optimiser les ramasses chez nos fournisseurs et les tournées de distribution dans tous les magasins du réseau », détaille Alain Carini, directeur approvisionnement et logistique de Biocoop. Ainsi, l’entreprise, dont la logistique nationale continuera de s’articuler autour de quatre entrepôts régionaux, conserve le même découpage géographique, mais déménage pour des sites plus grands qu’elle loue avec des baux d’une durée de 10 à 12 ans. Chaque plateforme comporte entre trois et quatre cellules de 6 000 m2, des bureaux et des locaux techniques.

Noves et d’Ollainville

Après avoir pris possession de 22 000 m2 à Damazan (Lot-et-Garonne) en juin, Biocoop a inauguré un nouveau site à Noves (Bouches-du-Rhône) le 5 novembre dernier. L’enseigne a franchi la Durance pour prendre possession d’un bâtiment de 28 000 m2 HQE, spécialement conçu pour recevoir toute la gamme de produits secs, ultra-frais, fruits et légumes du groupe coopératif, et alimenter chaque jour la quarantaine de magasins du quart sud-est de la France. « Après l’inauguration de notre plateforme d’Ollainville en région parisienne [programmée fin novembre, ndlr], nous prendrons possession mi 2019 d’un nouvel entrepôt en Bretagne. En fait, nos plateformes doublent de taille tous les huit ans », souligne Dominique Senecal, administrateur de Biocoop et président de région Sud-Est/Rhône-Alpes.

Ces plateformes multitempératures permettent de traiter les commandes des magasins rattachés sur tous les secteurs marchandises (épicerie sucrée et salée, vrac, vins et alcools, boissons sans alcool, ultra-frais, fruits et légumes et produits non alimentaires). Les approvisionnements surgelés sont quant à eux traités sur une plateforme spécifique de STEF, située près de Rennes. Biocoop envisage d’ailleurs de sous-traiter à ce dernier l’approvisionnement en surgelés des magasins du sud de la France d’ici fin 2019.

Sortie de route

« Nos actions prioritaires concernent l’optimisation permanente des flux de ramasse et de distribution, et le déploiement progressif de moyens de transport toujours plus respectueux de l’environnement avec, par exemple, la généralisation des camions au gaz pour livrer les magasins de Paris et sa région dès 2019 », annonce Alain Carini.

Entre 2015 et 2017, Biocoop a déjà réduit de 5 % ses émissions de CO2 en déployant des groupes frigorifiques hydrauliques et en formant les conducteurs à l’écoconduite. « Dans le même temps, le recours au ferroviaire sera maintenu et développé, chaque fois qu’il est compatible avec nos besoins logistiques, sur des flux de marchandises entre nos plateformes, aussi bien en température ambiante qu’en température dirigée », complète le directeur approvisionnement et logistique.

Biocoop fait appel au ferroviaire pour les transferts interétablissements, essentiellement sur les axes Paris-Avignon et Rennes-Avignon. En 2017, l’enseigne a effectué 918 trajets en rail, soit une économie de 495 t de CO2. La coopérative a également expérimenté le transport fluvial longue distance par barge au second semestre 2017, sur l’axe nord-sud. « Nous avons testé ce moyen de transport deux fois, entre notre entrepôt parisien de Sainte-Geneviève-des-Bois (qui sera transféré à Ollainville) et celui de Sorgues (transféré à Noves), à chaque fois pour une trentaine de palettes. Mais nous avons décidé de ne pas poursuivre ces expérimentations car le surcoût est très élevé, et en raison des aléas sur la durée du transport par ailleurs très longue. Nous restons néanmoins intéressés par toute solution alternative au transport par route, sur les longues distances, pour peu qu’elle puisse trouver une pertinence économique, logistique et environnementale », explique Alain Carini.

Biocoop en chiffres

• 1,1 Md€ de CA en 2017 (+ 15 %)

• 8 000 références hors fruits et légumes

• 4 plateformes régionales :

– Damazan (Sud-Ouest) : 3 cellules de 6 000 m2

– Noves (Sud-Est) : 4 cellules de 6 000 m2

– Ollainville (région parisienne) : 4 cellules de 6 000 m2

– Tinténiac (Bretagne) : 4 cellules de 6 000 m2 opérationnelles à la mi-2019

Acteur engagé auprès des producteurs

En Provence, Biocoop a quitté Sorgues (Vaucluse) pour un bâtiment flambant neuf de 28 000 m2 à Noves (Bouches-du-Rhône), inauguré le 5 novembre 2018, développé par Barjane et construit par GSE. En s’implantant au sud d’Avignon, l’enseigne se rapproche des axes autoroutiers, et surtout du MIN de Châteaurenard où le groupe compte bien contribuer à la dynamisation de la filière bio auprès des producteurs. « Biocoop entend devenir acteur de l’agglomération Terre de Provence en participant à la revitalisation des terres agricoles. À Châteaurenard, nous ressentons une vraie dynamique en faveur du développement de l’agriculture biologique. Nous comptons parmi nos sociétaires des groupements de producteurs tels que Solebio Sud-Est, Uni-Vert pour les fruits et légumes ou Copebio pour les viandes », souligne Dominique Senecal, administrateur de Biocoop et président de région Sud-Est/Rhône-Alpes.

NBC

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Auteur

  • Nathalie Bureau du Colombier

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