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Retour de bâton

Éditorial | publié le : 18.11.2022 | Dernière Mise à jour : 18.11.2022

De nouveaux accords de revalorisation des salaires de la convention collective viennent d’être conclus dans le TRM (voir page 9), à + 6 % en linéaire. Une initiative qui se veut être un pas vers une revalorisation du secteur face à des tensions sur le recrutement toujours présentes. Mais de façon globale, la vision des conditions de travail reste aussi un frein et les attentes des salariés dans un contexte post-Covid ont évolué. Elles ont déjà engendré des évolutions de législation pour les conducteurs en Espagne et au Portugal, avec notamment l’interdiction de chargement-déchargement ou la gestion de palettes. Ce mouvement fait des émules en France, et pas uniquement du côté des syndicats. Les entreprises sont conscientes que leur pérennité dépend de leur capacité à pouvoir recruter.

Dès sa nomination, le ministre des Transports Clément Beaune entendait déjà se pencher sur les actions en faveur de l’emploi, notamment dans le cadre de la charte de développement de l’emploi et des compétences signée en mars par les organisations professionnelles et Élisabeth Borne, alors ministre du Travail. Quelques réunions ont d’ores et déjà eu lieu entre les partenaires sociaux et le ministère, et d’autres devraient suivre.

La plupart des sujets portent sur des tâches dont les chargeurs se sont peu à peu déchargés pour les laisser aux transporteurs, et donc aux conducteurs, avec parfois un accueil glacial sur place. Une tendance portée à l’extrême pendant les confinements, avec des conducteurs qui restaient aux portes de grands industriels, sans contact avec les salariés, sans accès aux sanitaires ou à toute restauration. Ce mépris pèse sur la fidélité des chauffeurs du secteur et porte fortement préjudice à l’image de la profession. Alors que la législation doit se réaliser en associant aux discussions les chargeurs qui se montreront probablement réticents à l’idée de reprendre des tâches dont ils avaient pu se délester, une absence d’accord sur de meilleures conditions pourrait pourtant leur être encore plus préjudiciable, avec des marchandises bloquées à l’entrepôt, faute de conducteur…

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Auteur

  • Gwenaëlle Ily

L'Officiel des Transporteurs I Éditorial

Retour de bâton

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