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Mariage forcé

Éditorial | publié le : 30.04.2021 | Dernière Mise à jour : 30.04.2021

Sur le papier, le boom du e-commerce à la faveur de la crise sanitaire reste une opportunité pour les entreprises positionnées sur le dernier km, mais en pratique, la livraison entraîne de nouvelles obligations en matière de développement durable. Si les transporteurs ont pris conscience de la nécessité de se doter de véhicules propres pour entrer dans les villes, d’autant que ces dernières se transforment en zone à faibles émissions, l’e-commerce est loin d’avoir fait sa mue. La prolifération des entrepôts attire désormais l’attention des pouvoirs publics. Ainsi, le gouvernement a chargé France Stratégie, le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) et l’Inspection générale des finances (IGF), d’une mission destinée à faire le bilan de « ce nouveau canal du commerce et de la logistique associée », afin de promouvoir « un commerce en ligne durable en France ». Tout un programme ! Selon le rapport issu de cette mission, rendu le 11 mars dernier, l’État, en lien avec les collectivités territoriales, devra assurer une meilleure régulation logistique. Les auteurs préconisent une amélioration du bilan environnemental du commerce en ligne, « dans des délais brefs adaptés au contexte local, avec un accompagnement adapté ». Ils relèvent également que la généralisation de la gratuité de la livraison entraîne des externalités négatives du e-commerce en termes d’émissions de gaz à effet de serre et d’artificialisation des sols. La mission invite le législateur à instaurer une obligation de facturation distincte de la livraison en mentionnant son prix et donc à interdire, de fait, l’affichage « livraison gratuite ». Autrement dit, une mise en lumière de la nécessité d’augmenter le prix du transport ! Soit une disposition que le TRM réclame depuis la montée en puissance du e-commerce. En définitive, la logistique urbaine reste une question épineuse pour le secteur, comme en témoigne le manifeste publié par l’Union TLF ou encore le programme Interlud destiné à établir des chartes de logistique urbaine durable, notamment avec les collectivités et les transporteurs. En fait, l’e-commerce et les logisticiens du dernier kilomètre n’ont pas d’autre choix que de conclure un mariage forcé pour prendre la route du développement durable.

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Auteur

  • Samorya Wilson

L'Officiel des Transporteurs I Éditorial

Mariage forcé

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