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Tel est pris qui croyait prendre !

Éditorial | publié le : 02.04.2021 | Dernière Mise à jour : 02.04.2021

L’affaire défraie la chronique ces derniers jours : le groupe GEFCO, leader européen de la logistique, est suspecté d’avoir bénéficié d’un système illégal de « prêt de salariés » par des entreprises polonaises et slovaques. Tout cela pour échapper au paiement des cotisations sociales en France. Cette concurrence déloyale que dénoncent les PME du transport routier depuis tant d’années, prend toute sa dimension dans ce contentieux. Soit une lutte acharnée au sein de l’Union europénne, qui a abouti à l’adoption du paquet Mobilité le 15 juillet 2020. Il en découle un temps de repos en cabine interdit, l’obligation pour le transporteur qui pratique le cabotage de faire rentrer les conducteurs chez eux toutes les trois ou quatre semaines, selon les horaires choisis, ainsi que d’installer des tachygraphes intelligents dans les véhicules. Reste que la directive doit encore être transposée en droit français, notamment à travers le projet de loi d’adaptation au droit de l’Union européenne, déposée à l’Assemblée nationale. Réglementation ou pas, la lutte contre le cabotage sauvage et l’emploi de conducteurs étrangers dans des conditions « indignes », selon les termes du procureur de la République de Vesoul, nécessite un renforcement des contrôles. En effet, si cette affaire Gefco avec la mise en examen des managers de l’entreprise sert d’exemple, combiens de prêts de main-d’œuvre illicites non démasqués et combien ne seront pas découverts en attendant l’application stricte du paquet Mobilité et le recrutement d’inspecteurs ? L’autre sujet qui provoque le courroux du secteur reste la loi climat, très controversée, actuellement en discussion à l’Assemblée nationale. Ainsi, certaines collectivités, comme l’Alsace et l’Île-de-France, affirment vouloir instaurer une écotaxe régionale. Le secteur ne l’entend pas de cette oreille. Par exemple, l’OTRE Île-de-France, après sa rencontre avec Valérie Pécresse, présidente de la Région, vient de publier un communiqué, qui souligne « sa franche opposition au principe d’une écotaxe ». Pour l’organisation professionnelle, elle serait « intolérable pour les entreprises de la filière qui, non seulement sont écoresponsables, mais aussi participent déjà pleinement aux financements des infrastructures et des transports par le paiement de nombreuses contributions, comme la taxe à l’essieu, la taxe sur les carburants ». Finissons sur une note réjouissante à travers les entreprises qui s’engagent pour relever les défis sociaux et environnementaux en s’intéressant de près au label « entreprise à mission », à l’instar du groupe IDÉA…

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Auteur

  • Samorya Wilson

L'Officiel des Transporteurs I Éditorial

Tel est pris qui croyait prendre !

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