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La fin du grand n’importe quoi ?

Éditorial | publié le : 19.02.2021 | Dernière Mise à jour : 19.02.2021

« Avec ce projet de loi, on va arrêter le grand n’importe quoi », déclarait Barbara Pompili, la ministre de la Transition écologique au micro de France Inter le 10 février dernier, alors interrogée sur le projet de loi climat qu’elle venait présenter. Seulement voilà : à en croire le tollé que suscite la loi, il semblerait que certaines dispositions soient justement considérées comme « du grand n’importe quoi » par ses parties prenantes.

Commençons par le transport routier de marchandises, qui dénonce « un non-sens écologique et économique fatal aux entreprises françaises du secteur », notamment à propos de la possibilité laissée aux Régions d’instituer une écotaxe poids lourds. Le Conseil d’État, auquel était soumis l’avant-projet, commence dans son avis par demander au gouvernement de simplifier le nom de loi actuellement dénommée « loi portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets ». Il souligne aussi l’insuffisance de l’étude d’impact de la loi, tout comme le Conseil national de la transition écologique et le Conseil économique, social et environnemental. De leur côté, les ONG environnementales estiment que les mesures restent en deçà du rapport de la convention citoyenne pour le climat. Avant même que le texte entre en discussion à l’Assemblée nationale, les sénateurs ont déjà affiché leur opposition au nouveau crime d’écocide que la loi crée. Avec cette loi, Mme Pompili a commis l’exploit de réussir à fâcher tout le monde, bien que certaines mesures devraient améliorer la vie des consommateurs comme 20 % de vrac en 2030 ou encore le gel des loyers et l’interdiction de location pour les logements les plus énergivores. Reste à savoir si les discussions qui démarreront à l’Assemblée nationale à la mi-mars ne tourneront pas au vinaigre, si l’opposition se mobilise contre le texte. Toujours est-il que le secteur peut encore espérer que des amendements corrigeant le texte en sa faveur soient votés.

En dehors de cela, en matière de transition écologique, le secteur continue à se mobiliser, citons par exemple le programme Ecler ayant pour objectif de générer des économies d’énergie dans le transport routier sous température dirigée, qui vient de dresser un prébilan encourageant, ou encore les stations d’avitaillement en bioGNV qui ne cessent de se développer.

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Auteur

  • Samorya Wilson

L'Officiel des Transporteurs I Éditorial

La fin du grand n’importe quoi ?

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