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Passage des frontières les doigts dans le nez ?

Éditorial | publié le : 05.02.2021 | Dernière Mise à jour : 05.02.2021

Le grand public avait découvert le rôle indispensable des transporteurs routiers dans la vie économique et sociale lors du premier confinement. Avec les tests Covid, il va s’apercevoir que les conducteurs qui traversent la Manche sont de nouveaux Superman. Test à l’aller, test au retour et pour la traversée de la Grande-Bretagne vers la France, ils doivent s’improviser personnel de santé en s’enfonçant eux-mêmes des écouvillons dans le nez dans des parkings aux installations sanitaires douteuses. Et pour ceux qui vont régulièrement effectuer des livraisons en Grande-Bretagne, l’opération doit être renouvelée toutes les soixante-douze heures, et d’autant que les conducteurs peuvent se voir infliger des amendes en cas de défaut de KAP (permis d’accès au Kent), ce dernier étant seulement valable vingt-quatre heures lors d’un passage dans ce comté d’Angleterre situé au sud-est de Londres, ou encore lorsque le contrôleur britannique ne saisit pas que le conducteur n’avait pas prévu de traverser la frontière le jour du contrôle… Quand il ne s’agit pas de test, ce sont les formalités douanières incomplètes qui bloquent le trafic, ce qui oblige les conducteurs de poids lourd à attendre interminablement.

Depuis l’apparition des nouveaux variants du Covid-19, les choses se compliquent donc pour passer les frontières en Europe. Tous les transporteurs du continent en pâtissent avec des pertes d’exploitation enregistrées en conséquence, et les consommateurs devraient s’en rendre compte bientôt. Ainsi les pays du Nord craignent de manquer de fruits et de légumes, notamment l’Allemagne, où 30 % des fruits et des légumes consommés proviennent de la péninsule Ibérique. Et tout en consommant ces denrées provenant de contrées lointaines, on souhaiterait des villes plus « propres » en demandant aux transporteurs qui acheminent ces produits de se montrer plus vertueux en matière de réduction de leurs émissions de CO2. Dans l’Hexagone, des transporteurs sont invités ici et là à participer à des débats sur la logistique urbaine avec les collectivités locales, à l’instar du nouveau programme InTerLUD. En ces temps de pandémie, préparons-nous à toute épreuve et choyons nos nez !

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Auteur

  • Samorya Wilson

L'Officiel des Transporteurs I Éditorial

Passage des frontières les doigts dans le nez ?

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