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Transporteurs de l’espoir

Éditorial | publié le : 13.11.2020 | Dernière Mise à jour : 13.11.2020

La nouvelle est ainsi tombée, d’un vaccin qui serait à deux doigts d’obtenir son AMM (autorisation de mise sur le marché). Ses concepteurs, les laboratoires Pfizer et BioNTech, boucleraient actuellement la phase 3 d’expérimentation de ce vaccin avant sa commercialisation par milliards de doses dans le monde. La chaîne logistique, mondiale, campe déjà dans les starting-blocks. L’on sait que la traçabilité sur le transport du vaccin, d’un bout à l’autre de la chaîne, constituera un élément crucial de sa sauvegarde et de son efficacité supposée (à l’heure où nous écrivons ces lignes). Il s’agit en effet de maintenir un niveau « élevé » de température, puisque l’on cite le chiffre de – 60 °C. Les gros intégrateurs de la supply chain, ceux présents sur le segment du transport sous température dirigée, fourbissent leurs moyens – on évoque aujourd’hui le premier trimestre 2021 – pour se faire les transporteurs de l’espoir pour des milliards d’individus. Face à une pandémie qui ne laisse pas d’inquiéter les populations les plus fragiles et de mettre en péril des pans entiers de l’économie mondiale, ces transporteurs de l’espoir vont devoir opérer en mode express, à l’image des laboratoires qui sont en train de battre tous les records de développement d’un vaccin. Pensez-donc, le cycle moyen habituel entre la conception et la fabrication d’un vaccin varie entre dix et douze ans. « Il sera de dix-huit mois pour le Covid-19 car l’industrie travaille sur plusieurs phases simultanées », indique Michèle Benattar, responsable du produit pharmacie et santé pour l’Europe chez Kuehne+Nagel. Le groupe germano-helvétique se dit d’ores et déjà prêt au déploiement rapide de ses moyens routiers et aériens. Il faudra en passer par différentes étapes à la sortie des usines : stockage, enlèvement, formalités douanières, emballage et distribution vers les répartiteurs, les pharmacies et le client final. Une fois encore, en pré– et en post-acheminement, le camion sera au cœur du dispositif. On espère que les conducteurs de ces véhicules estampillés Covid-19 seront mieux pris en compte par les pouvoirs publics que ceux qui font le job actuellement et continuent de souffrir du manque d’infrastructures sanitaires et de restauration dans le pays. Une situation incompréhensible qui a uni organisations syndicales et patronales dans une même colère…

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Auteur

  • Slimane Boukezzoula

L'Officiel des Transporteurs I Éditorial

Transporteurs de l’espoir

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