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Un an de GNL chez Malherbe

Grand angle | publié le : 10.07.2020 | Dernière Mise à jour : 17.07.2020

Souhaitant essayer les différentes technologies, Malherbe a intégré à sa flotte des tracteurs GNV des trois marques qui en proposent.

Crédit photo Loïc Fieux

Après une phase de fiabilisation de la station GNLC installée sur son site de Carpiquet (Caen), le transporteur Malherbe ajuste le développement de sa flotte GNV en mettant l’accent sur le GNC.

Lancée à la fin du printemps 2019, l’exploitation de camions GNV par Malherbe a valeur d’exemple. Le transporteur a fourni au distributeur Naturgy le foncier nécessaire à l’installation d’une station publique située à proximité immédiate de son dépôt de Carpiquet (Caen). Dans un premier temps, le transporteur a misé prioritairement sur le Volvo FH LNG, qui promettait des consommations inférieures à celles de ses concurrents. Ces derniers ont également rejoint la flotte, pour comparaison. Avec le gaz, la rentabilité dépend du kilométrage. C’est pourquoi les camions tournent en deux postes à raison de 180 000 km par an.

Des choix satisfaisants

Après un an d’exploitation, Yannick Duval, directeur délégué aux opérations groupe et directeur des achats et méthodes chez Malherbe, déclare : "Nous ne regrettons pas nos choix. Nous avions beaucoup d’interrogations à propos du Volvo, mais c’est finalement le véhicule le plus simple pour les ravitaillements. Avec lui, la dépressurisation est effectuée par le tuyau de remplissage. Elle est entièrement contrôlée par la station et par le camion. En revanche, le plein de GNL est incomplet sur Iveco et Scania si la dépressurisation est mal faite. Le Volvo est le meilleur en matière de consommation. Sa contrainte forte est son autonomie réduite, mais c’est lui qui s’adapte le mieux à nos transports légers et lourds". En raison de son utilisation intensive de sa flotte GNL, Malherbe subit peu les problèmes de pertes de GNL par réchauffement. La restitution de gaz à la station est donc faible.

Une méconnaissance des véhicules gaz

Alors que le parc diesel de Malherbe est entretenu par son atelier intégré, tous ses véhicules GNV sont couverts par des contrats d’entretien. Or le transporteur constate une méconnaissance des véhicules gaz par les réseaux des constructeurs. Les difficultés rencontrées pour identifier les pannes provoquent de longues périodes d’immobilisation, parfois trois semaines, et jusqu’à deux mois car au délai de diagnostic s’ajoute le délai d’approvisionnement en pièces spécifiques.

Les investissements maintenus

L’épisode Covid n’a pas interrompu les investissements. En milieu d’année 2020, Malherbe dispose de 15 Volvo FH LNG, 8 Scania (7 GNL et 1 GNC) et 3 Iveco (2 GNL et 1 mixte GNC-GNL). Les prochains véhicules GNV seront équipés pour le GNC. À Carpiquet, il est souhaitable qu’au minimum deux ou trois véhicules GNC se ravitaillent quotidiennement à la station GNLC pour éviter ses surpressions et la perte de méthane. Malherbe va déployer cinq tracteurs GNC en Bretagne dès juillet, puis sept autres dans les Pays de Loire à l’automne. Le manque de stations GNL et l’augmentation de l’autonomie des tracteurs GNC incitent à choisir ces derniers. "Aujourd’hui, on s’oriente vers le GNC quand on le peut, car il est beaucoup moins contraignant que le GNL", explique Yannick Duval.

> Lire l'intégralité du Grand Angle "Gaz" dans l'Officiel des transporteurs n° 3029 du 10 juillet 2020

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Auteur

  • L. F.

L'Officiel des Transporteurs I Grand angle

Le prix du gaz à la pompe

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