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Bonus-malus

« Les contrats courts participent à l’intégration »

Grand angle | publié le : 01.03.2019 | Dernière Mise à jour : 04.03.2019

Dans le cadre des négociations sur l’assurance chômage, le gouvernement a émis l’idée d’un bonus-malus pour réguler les contrats courts (CDD ou contrats d’intérim). Une mauvaise approche selon les agences d’intérim qui rappellent que ces contrats participent à une « flexibilité positive ».

L’idée de bonus-malus sur les contrats courts, qui fait actuellement l’objet de discussions houleuses entre patronat et syndicats, hérisse les entreprises d’intérim. Le taux de cotisation des entreprises pourrait être modulé en fonction du nombre de ruptures de contrat de travail rapporté à l’effectif de chacune d’entre elles. Plus une entreprise aurait recours aux ruptures de contrat de travail pendant une année, plus elle paierait des cotisations élevées à l’assurance chômage. Or, pour les entreprises de travail temporaire, l’intérim participe à l’intégration et conduit même souvent à un CDI. « L’intérim a un niveau d’activité qui se contracte quand il y a moins de croissance économique, conteste Vincent Girma. Inversement, quand il y a de la croissance économique, l’activité d’intérim monte. Cela démontre que nous accompagnons les entreprises dans le cercle vertueux de l’emploi. Nous ne sommes pas une valeur refuge quand les entreprises ont peur d’embaucher, c’est le contraire. Il faut dans ce sens bien distinguer l’intérim du CDD. » Pour lui, avant qu’un contrat soit long, il faut qu’il soit court, le temps que l’intérimaire et l’employeur apprennent à se connaître. L’entreprise peut ainsi davantage donner sa chance à un salarié qui est peut-être un peu moins qualifié ou débute dans la profession. « Nous sommes dans la flexibilité positive. Les entreprises embauchent quand elles ont de l’activité, ce que montrent d’ailleurs les nombreuses embauches en CDI de nos intérimaires par des entreprises en septembre et octobre. » Pour Mantrans, le bonus-malus sur les contrats courts est un faux débat. « Les entreprises ne payent pas des prestations de travail temporaire pour le plaisir, soutient Jean-Charles Cipriotti. Aujourd’hui, pour être compétitives, elles ont besoin de flexibilité. Posons-nous plutôt la question : est-ce que le système de l’assurance chômage ne favorise pas, pour certains, l’alternance entre période de mission et période d’indemnisation à Pôle emploi ? » Autre problématique, cette mesure nourrit l’idée que les intérimaires « vivent en permanence dans une situation précaire. Or, beaucoup de candidats sont ou deviennent intérimaires par choix, nous sommes employeurs à part entière. Ils travaillent à longueur d’année, bénéficient d’avantages divers, et cette situation les satisfait pleinement. Il faut savoir qu’ils sont d’ailleurs souvent sollicités pour signer des CDI qu’ils déclinent. Nos intérimaires aujourd’hui ont un vrai statut, qu’il faut arrêter de stigmatiser ».

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Auteur

  • Gwenaëlle Ily

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