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La quête du consommer local

Éditorial | publié le : 15.02.2019 | Dernière Mise à jour : 15.02.2019

Dans les années 1990, la campagne « Nos emplettes sont nos emplois » n’avait pas véritablement eu l’effet escompté sur le comportement d’achat des consommateurs, en France. Il s’agissait alors de promouvoir le « made in France ». Vingt ans plus tard, la mondialisation est passée par là. Par le jeu des exportations mais également, et surtout, par le biais des plateformes numériques de e-commerce, Mme ou M. Martin, tous deux installés à Romorantin, peuvent faire leurs courses à Shenzhen (Chine), Dhaka (Bangladesh) ou Hong Kong. En un coup de clic. Trop belle la vie… Toutes les études démontrent que la croissance du e-commerce est promise à des indices à deux chiffres pour encore de belles années. Les pays signent entre eux des traités de libre-échange, comme l’ont fait, en 2017, l’Union européenne et le Canada avec l’accord CETA. Des deux côtés, on commercialise des produits dont certains se jouent des normes en vigueur en matière de santé publique. On pense au veau ou au poulet aux hormones canadiens, mais pas que… Plus de vingt ans après le boom de la mondialisation, les Européens se lasseraient-ils de la « grande bouffe » planétaire ? De cette propension qu’a le commerce mondial à se jouer des frontières nationales ? Pas impossible de ce côté-ci de l’Atlantique. Les Européens aspireraient à un autre mode de consommation. Lassés par l’immensité du terrain de jeu mondialisé, ils semblent louer les vertus du « produisons et consommons local ». C’est en tout cas ce qui ressort de la dernière grande enquête de l’Observatoire Cetelem*. Ainsi, les Européens (89 %) jugent que consommer local constitue une bonne manière de « soutenir l’économie et l’emploi », que cette consommation est plus « responsable ». À leurs yeux (94 %), produire local représente un gage de sécurité en matière de qualité. S’ils sont nombreux à estimer que le « produire local » possède un coût (plus) élevé, deux sur trois se déclarent toutefois « prêts à faire un effort financier supplémentaire pour acheter local ». Pour la majorité d’entre eux (56 %), il revient aux pouvoirs publics d’encourager le produire local… À l’heure où les repères sont malmenés et où les frontières ne sont plus que des lignes imaginaires pour les capitaux et les marchandises, les Européens semblent ainsi militer pour une sorte de retour aux sources. Une quête de proximité qui devrait, si elle se concrétise, faire de nouveau bouger les lignes de la supply chain.

* L’étude 2019 a pour intitulé Think local, act local !

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Auteur

  • Slimane Boukezzoula

L'Officiel des Transporteurs I Éditorial

La quête du consommer local

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